Je me suis souvent rendu souvent sur la tombe de moi
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📜 Lyrics
Je me suis rendu souvent sur la tombe de moi
Du temps que j'étais mort
Paisible et sans menace aucune
En osmose totale avec le cosmos
Je me suis rendu souvent sur la tombe de moi
Et je me suis parlé comme on parle aux vivants
Dans la candeur d'un langage pur
Je me suis rendu souvent sur la tombe de moi
Du temps que j'étais mort
Dans la lumière mauve
Il y avait des jeunes gens morts
Dans des accidents de voiture
Des jeunes filles nouvelles qui ressemblaient
À des jonquilles sauvages de printemps
Il y avait des bébés qui venaient de naître
Et de beaux regards adolescents
J'ai pris par la main ce peuple disparu
Et nous avons couru comme des fous
À la recherche de rien
À la recherche de tout
Riant, pleurant, heureux
Et intarissables infinis
Nous n'étions plus ces êtres périssables
Qui avaient peur
Nous avions bel et bien péri
Elle était finie, l'angoisse incoercible du néant
Quand tu iras sur la tombe de toi
Du temps que tu seras mort
Quand tu iras dans le jardin joli
De la taciturne et tant bavarde mort si tant ancienne
Quand tu auras franchi la dernière frontière
Et quand les fleurs et les oiseaux de la nuit
T'accompagneront en cortège
Pense au regard de la lune
Et à l'adolescence du soleil
Quand l'ici et le maintenant seront partis
Quand ils auront fait le saut par la fenêtre
Quand les portes de tes beaux yeux seront closes
Quand tu naîtras ailleurs
Te souviendras-tu du temps
Où nous étions toi et moi si tant vivants
Enroulés l'un dans l'autre comme des amants
Dans la parfaite joie de vivre?
Du temps que j'étais mort
Paisible et sans menace aucune
En osmose totale avec le cosmos
Je me suis rendu souvent sur la tombe de moi
Et je me suis parlé comme on parle aux vivants
Dans la candeur d'un langage pur
Je me suis rendu souvent sur la tombe de moi
Du temps que j'étais mort
Dans la lumière mauve
Il y avait des jeunes gens morts
Dans des accidents de voiture
Des jeunes filles nouvelles qui ressemblaient
À des jonquilles sauvages de printemps
Il y avait des bébés qui venaient de naître
Et de beaux regards adolescents
J'ai pris par la main ce peuple disparu
Et nous avons couru comme des fous
À la recherche de rien
À la recherche de tout
Riant, pleurant, heureux
Et intarissables infinis
Nous n'étions plus ces êtres périssables
Qui avaient peur
Nous avions bel et bien péri
Elle était finie, l'angoisse incoercible du néant
Quand tu iras sur la tombe de toi
Du temps que tu seras mort
Quand tu iras dans le jardin joli
De la taciturne et tant bavarde mort si tant ancienne
Quand tu auras franchi la dernière frontière
Et quand les fleurs et les oiseaux de la nuit
T'accompagneront en cortège
Pense au regard de la lune
Et à l'adolescence du soleil
Quand l'ici et le maintenant seront partis
Quand ils auront fait le saut par la fenêtre
Quand les portes de tes beaux yeux seront closes
Quand tu naîtras ailleurs
Te souviendras-tu du temps
Où nous étions toi et moi si tant vivants
Enroulés l'un dans l'autre comme des amants
Dans la parfaite joie de vivre?