A une mendiante rousse
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📜 Lyrics
Blanche fille aux cheveux roux
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté
Pour moi, poète chétif
Ton jeune corps maladif
Plein de taches de rousseur
A sa douceur
Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds
Au lieu d'un haillon trop court
Qu'un superbe habit de cour
Traîne à plis bruyants et longs
Sur tes talons
En place de bas troués
Que pour les yeux des roués
Sur ta jambe un poignard d'or
Reluise encore
Que des noeuds mal attachés
Dévoilent pour nos péchés
Tes deux beaux seins, radieux
Comme des yeux
Que pour te déshabiller
Tes bras se fassent prier
Et chassent à coups mutins
Les doigts lutins
Perles de la plus belle eau
Sonnets de maître Belleau
Par tes galants mis aux fers
Sans cesse offerts
Valetaille de rimeurs
Te dédiant leurs primeurs
Et contemplant ton soulier
Sous l'escalier
Maint page épris du hasard
Maint seigneur et maint Ronsard
Épieraient pour le déduit
Ton frais réduit
Tu compterais dans tes lits
Plus de baisers que de lys
Et rangerais sous tes lois
Plus d'un Valois
Cependant tu vas gueusant
Quelque vieux débris gisant
Au seuil de quelque Véfour
De carrefour
Tu vas lorgnant en dessous
Des bijoux de vingt-neuf sous
Dont je ne puis, oh, pardon
Te faire don
Va donc, sans autre ornement
Parfum, perles, diamant
Que ta maigre nudité
Ô ma beauté
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté
Pour moi, poète chétif
Ton jeune corps maladif
Plein de taches de rousseur
A sa douceur
Tu portes plus galamment
Qu'une reine de roman
Ses cothurnes de velours
Tes sabots lourds
Au lieu d'un haillon trop court
Qu'un superbe habit de cour
Traîne à plis bruyants et longs
Sur tes talons
En place de bas troués
Que pour les yeux des roués
Sur ta jambe un poignard d'or
Reluise encore
Que des noeuds mal attachés
Dévoilent pour nos péchés
Tes deux beaux seins, radieux
Comme des yeux
Que pour te déshabiller
Tes bras se fassent prier
Et chassent à coups mutins
Les doigts lutins
Perles de la plus belle eau
Sonnets de maître Belleau
Par tes galants mis aux fers
Sans cesse offerts
Valetaille de rimeurs
Te dédiant leurs primeurs
Et contemplant ton soulier
Sous l'escalier
Maint page épris du hasard
Maint seigneur et maint Ronsard
Épieraient pour le déduit
Ton frais réduit
Tu compterais dans tes lits
Plus de baisers que de lys
Et rangerais sous tes lois
Plus d'un Valois
Cependant tu vas gueusant
Quelque vieux débris gisant
Au seuil de quelque Véfour
De carrefour
Tu vas lorgnant en dessous
Des bijoux de vingt-neuf sous
Dont je ne puis, oh, pardon
Te faire don
Va donc, sans autre ornement
Parfum, perles, diamant
Que ta maigre nudité
Ô ma beauté