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J'arrive Où Je Suis Étranger

👤 Jean Ferrat 🎼 Ferrat 95 : 16 Nouveaux Poèmes D'Aragon - Volume 2 ⏱️ 3:04
🎵 1463 characters
⏱️ 3:04 duration
🆔 ID: 11506853

📜 Lyrics

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière
D'où viens-tu mais où vas-tu donc?
Demain qu'importe et qu'importe hier
Le coeur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l'enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C'est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne
Mais l'enfant qu'est-il devenu?
Je me regarde et je m'étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus

Peu à peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d'antan
Tomber la poussière du temps

C'est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C'est comme une eau froide qui monte
C'est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu'on corroie

C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux?

Ô mer amère, ô mer profonde
Quelle est l'heure de tes marées?
Combien faut-il d'années-secondes
À l'homme pour l'homme abjurer
Pourquoi, pourquoi ces simagrées?

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger

⏱️ Synced Lyrics

[00:16.74] Rien n'est précaire comme vivre
[00:18.98] Rien comme être n'est passager
[00:21.17] C'est un peu fondre comme le givre
[00:23.48] Et pour le vent être léger
[00:27.33] J'arrive où je suis étranger
[00:32.43] Un jour tu passes la frontière
[00:34.68] D'où viens-tu mais où vas-tu donc?
[00:36.96] Demain qu'importe et qu'importe hier
[00:39.22] Le coeur change avec le chardon
[00:41.67] Tout est sans rime ni pardon
[00:47.81]
[00:50.12] Passe ton doigt là sur ta tempe
[00:52.76] Touche l'enfance de tes yeux
[00:54.90] Mieux vaut laisser basses les lampes
[00:57.17] La nuit plus longtemps nous va mieux
[01:01.53] C'est le grand jour qui se fait vieux
[01:05.87] Les arbres sont beaux en automne
[01:08.36] Mais l'enfant qu'est-il devenu?
[01:10.72] Je me regarde et je m'étonne
[01:13.19] De ce voyageur inconnu
[01:17.23] De son visage et ses pieds nus
[01:18.62] Peu à peu tu te fais silence
[01:26.67] Mais pas assez vite pourtant
[01:28.62] Pour ne sentir ta dissemblance
[01:31.03] Et sur le toi-même d'antan
[01:35.24] Tomber la poussière du temps
[01:39.53] C'est long vieillir au bout du compte
[01:42.09] Le sable en fuit entre nos doigts
[01:44.49] C'est comme une eau froide qui monte
[01:46.69] C'est comme une honte qui croît
[01:48.46] Un cuir à crier qu'on corroie
[01:57.66] C'est long d'être un homme une chose
[02:00.13] C'est long de renoncer à tout
[02:01.04] Et sens-tu les métamorphoses
[02:04.84] Qui se font au-dedans de nous
[02:06.62] Lentement plier nos genoux?
[02:14.07] Ô mer amère, ô mer profonde
[02:16.08] Quelle est l'heure de tes marées?
[02:18.10] Combien faut-il d'années-secondes
[02:20.04] À l'homme pour l'homme abjurer
[02:24.41] Pourquoi, pourquoi ces simagrées?
[02:31.47] Rien n'est précaire comme vivre
[02:33.96] Rien comme être n'est passager
[02:35.57] C'est un peu fondre comme le givre
[02:38.68] Et pour le vent être léger
[02:40.23] J'arrive où je suis étranger
[02:46.60]

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