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Et les saules pleurent

👤 Syrano 🎼 Musiques de chambre ⏱️ 4:31
🎵 3951 characters
⏱️ 4:31 duration
🆔 ID: 16686159

📜 Lyrics

Je me souviens de tout, du hêtre et de l'avoir
Des marrons, des châtaignes, des premières coupures de rasoir
Et des tisanes au tilleul le soir qui embaumaient nos chambres
Quand maman contait l'histoire, c'est vrai, cela n'est plus que cendre
Mais l'incendie n'a rien ôté à la chaleur des longs dimanches
Passés à chat perché ou cochon pendu dans les branches
Du grand cerisier, à l'ombre de sa silhouette voûtée
On guérissait les brûlures indiennes par un goûter

J'en ai connu des canicules et des gelées terre à terre
Il a fallu plus d'une fois faire preuve de caractère
Et s'endurcir dans la rigueur, loin du confort des serres
Sans obscurcir le lendemain pour voir plus clair hier
Le corps frêne et l'esprit peuplier
Mais je me rappelle de tous les étés dans notre abri côtier
Lorsque montait la sève et je me résigne
À ces instants figés dans l'ambre, la résine

Maintenant que mes vieux os craquent comme les bûches crépitent
Dans l'âtre brûlant où ils brasillent comme des pépites
Juste le temps de faire une connerie, je me souviens les conifères
Un gosse moulant ses mains dans le plâtre pour la fête des mères
Ou enfilant, maladroit, des nouilles en collier
En y pensant, je me promène encore à l'orée des bois
J'ai gardé ces empreintes dans mon cœur écolier
Et j'emprunte toujours les allées bordées de lilas

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

Je me souviens de tout, de la moindre bourrasque
De chacune des tempêtes qui a balayé mes basques
Et ma parure dont les restes sous le vent
En se soulevant, pestent sur la façon dont jadis, ils apparurent
Je me souviens du temps où j'étais beau et fort
Où mon corps fourbu ne rechignait pas encore à l'effort
Où je faisais voler ces jupes comme des feuilles qui se balancent
En effaçant nos airs timides quand elle m'accordait une danse

Deux éclats d'émeraudes posés sur des pommettes écarlates
J'accompagnais ma dame dans quelque valse délicate
Je n'ai jamais plié, toujours droit, le torse fier
Si ce n'est enchanté par les courbes de ma douce sorcière
Puis, nous avons regardé grandir paisiblement
Les deux jeunes pousses qu'on avait plantées en s'aimant
On les a protégés densément, peut-être trop
Une façon de s'excuser d'avoir au pied, les chaines du bouleau

Naturellement, elles sont parties puiser en d'autres sols
La force d'élever d'autres pousses au milieu des herbes folles
Apprenant des anciens que le ciel se touche
Pour apprendre aux petits quelles sont leurs racines et leurs souches
Et d'au revoir en adieux, la vie a soufflé nos 16 ans
Plissé notre écorce écorchée par les saisons
Mais dans ma vieille peau, elle étouffait, devait se sentir à l'étroit
Bon sang, qu'il a fait chaud pendant l'été 2003

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
Comme tout est sourd, comme tout est sordide
Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure

⏱️ Synced Lyrics

[00:25.03] Je me souviens de tout, du hêtre et de l'avoir
[00:27.68] Des marrons, des châtaignes, des premières coupures de rasoir
[00:30.54] Et des tisanes au tilleul le soir qui embaumaient nos chambres
[00:33.89] Quand maman contait l'histoire, c'est vrai, cela n'est plus que cendre
[00:36.82] Mais l'incendie n'a rien ôté à la chaleur des longs dimanches
[00:39.94] Passés à chat perché ou cochon pendu dans les branches
[00:42.58] Du grand cerisier, à l'ombre de sa silhouette voûtée
[00:45.65] On guérissait les brûlures indiennes par un goûter
[00:48.63] J'en ai connu des canicules et des gelées terre à terre
[00:51.63] Il a fallu plus d'une fois faire preuve de caractère
[00:54.58] Et s'endurcir dans la rigueur, loin du confort des serres
[00:57.65] Sans obscurcir le lendemain pour voir plus clair hier
[01:00.85] Le corps frêne et l'esprit peuplier
[01:03.67] Mais je me rappelle de tous les étés dans notre abri côtier
[01:06.72] Lorsque montait la sève et je me résigne
[01:09.82] À ces instants figés dans l'ambre, la résine
[01:13.01] Maintenant que mes vieux os craquent comme les bûches crépitent
[01:15.94] Dans l'âtre brûlant où ils brasillent comme des pépites
[01:18.46] Juste le temps de faire une connerie, je me souviens les conifères
[01:21.72] Un gosse moulant ses mains dans le plâtre pour la fête des mères
[01:24.82] Ou enfilant, maladroit, des nouilles en collier
[01:27.63] En y pensant, je me promène encore à l'orée des bois
[01:30.71] J'ai gardé ces empreintes dans mon cœur écolier
[01:33.67] Et j'emprunte toujours les allées bordées de lilas
[01:37.12] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[01:40.13] Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
[01:43.13] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[01:46.18] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[01:49.25] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[01:52.29] Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
[01:55.34] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[01:58.29] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[02:00.87] Je me souviens de tout, de la moindre bourrasque
[02:03.88] De chacune des tempêtes qui a balayé mes basques
[02:06.58] Et ma parure dont les restes sous le vent
[02:08.70] En se soulevant, pestent sur la façon dont jadis, ils apparurent
[02:12.94] Je me souviens du temps où j'étais beau et fort
[02:15.68] Où mon corps fourbu ne rechignait pas encore à l'effort
[02:18.66] Où je faisais voler ces jupes comme des feuilles qui se balancent
[02:21.76] En effaçant nos airs timides quand elle m'accordait une danse
[02:24.71] Deux éclats d'émeraudes posés sur des pommettes écarlates
[02:27.74] J'accompagnais ma dame dans quelque valse délicate
[02:30.63] Je n'ai jamais plié, toujours droit, le torse fier
[02:33.77] Si ce n'est enchanté par les courbes de ma douce sorcière
[02:36.51] Puis, nous avons regardé grandir paisiblement
[02:39.66] Les deux jeunes pousses qu'on avait plantées en s'aimant
[02:42.48] On les a protégés densément, peut-être trop
[02:45.53] Une façon de s'excuser d'avoir au pied, les chaines du bouleau
[02:48.79] Naturellement, elles sont parties puiser en d'autres sols
[02:51.55] La force d'élever d'autres pousses au milieu des herbes folles
[02:54.86] Apprenant des anciens que le ciel se touche
[02:57.51] Pour apprendre aux petits quelles sont leurs racines et leurs souches
[03:00.78] Et d'au revoir en adieux, la vie a soufflé nos 16 ans
[03:03.77] Plissé notre écorce écorchée par les saisons
[03:06.49] Mais dans ma vieille peau, elle étouffait, devait se sentir à l'étroit
[03:09.51] Bon sang, qu'il a fait chaud pendant l'été 2003
[03:12.78]
[03:37.00] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[03:40.22] Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
[03:43.09] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[03:45.96] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[03:49.22] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[03:52.03] Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
[03:54.95] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[03:58.10] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[04:01.12] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[04:04.25] Les années qui bourgeonnent et l'allégresse en fleur
[04:07.20] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[04:10.14] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[04:13.32] Et les saules pleurent sur les charmes de ma jeunesse
[04:16.27] Les années qui mûrissent et l'allégresse en fleur
[04:19.21] Comme tout est sourd, comme tout est sordide
[04:22.04] Quand la mémoire implore la fin qui nous effleure
[04:25.02]

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