Le Spectre de mon Père dans le Parc
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📜 Lyrics
En promenant mon chien de laine
Matin d'automne, parc Lafontaine
Je vois surgir de la grisaille
L'ombre d'un spectre familier
Je lui murmure "Hey, j'te connais, toi"
Et je recule soixante-sept ans
L'année d'avant qu'tu sois mon père
Avant la bombe, avant ma mère
Je t'imagine début vingtaine
Paletot de laine, collet rel'vé
Chev'lure hautaine et sur la peau de ton visage
Quelques vestiges d'adolescence
Tu déambules en chantonnant nonchalamment
"Cerisiers roses et pommiers blancs"
Tu sens l'alcool, le tabac froid
Parfum d'actrice au bout des doigts
Tu entends le chant des sirènes
L'appel de la beauté
L'invitation irrésistible de la liberté
Mais le chant des sirènes
N'est qu'un enchantement
Ta vie t'attend dans le tournant
Tu aimes les nuits de Montréal
Refus global et nouveau monde
Dans la fumée des cabarets
Les lunes rousses, les lunes blondes
T'as l'teint pâlot d'après nuit blanche
Et l'élégance déboutonnée
D'un grand acteur venu de France
Qui rentre à pied dans la brumasse
Chez ses parents, Faubourg à M'lasse
Y a pas longtemps, t'as vu Paris
Suivi des cours et crevé d'faim
Revenu maigre et sans le sou
Pour le théâtre prêt à tout
Et tu vivotes en attendant
Un premier rôle, un vrai départ
Le rideau rouge s'ouvre tout grand
La TV s'en vient dans deux ans
T'habites encore chez tes parents
Tu entends le chant des sirènes
L'appel de la beauté
L'invitation irrésistible de la liberté
Mais le chant des sirènes
N'est qu'un enchantement
Ta vie t'attend dans le tournant
Et moi, j'attends dans la coulisse
J'apprends par coeur le rôle du fils
Matin d'automne, parc Lafontaine
Je vois surgir de la grisaille
L'ombre d'un spectre familier
Je lui murmure "Hey, j'te connais, toi"
Et je recule soixante-sept ans
L'année d'avant qu'tu sois mon père
Avant la bombe, avant ma mère
Je t'imagine début vingtaine
Paletot de laine, collet rel'vé
Chev'lure hautaine et sur la peau de ton visage
Quelques vestiges d'adolescence
Tu déambules en chantonnant nonchalamment
"Cerisiers roses et pommiers blancs"
Tu sens l'alcool, le tabac froid
Parfum d'actrice au bout des doigts
Tu entends le chant des sirènes
L'appel de la beauté
L'invitation irrésistible de la liberté
Mais le chant des sirènes
N'est qu'un enchantement
Ta vie t'attend dans le tournant
Tu aimes les nuits de Montréal
Refus global et nouveau monde
Dans la fumée des cabarets
Les lunes rousses, les lunes blondes
T'as l'teint pâlot d'après nuit blanche
Et l'élégance déboutonnée
D'un grand acteur venu de France
Qui rentre à pied dans la brumasse
Chez ses parents, Faubourg à M'lasse
Y a pas longtemps, t'as vu Paris
Suivi des cours et crevé d'faim
Revenu maigre et sans le sou
Pour le théâtre prêt à tout
Et tu vivotes en attendant
Un premier rôle, un vrai départ
Le rideau rouge s'ouvre tout grand
La TV s'en vient dans deux ans
T'habites encore chez tes parents
Tu entends le chant des sirènes
L'appel de la beauté
L'invitation irrésistible de la liberté
Mais le chant des sirènes
N'est qu'un enchantement
Ta vie t'attend dans le tournant
Et moi, j'attends dans la coulisse
J'apprends par coeur le rôle du fils