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Les amants tristes (Live)

👤 Léo Ferré 🎼 Seul en scène Léo Ferré 73 (Live) [24/48] ⏱️ 8:35
🎵 7119 characters
⏱️ 8:35 duration
🆔 ID: 24625741

📜 Lyrics

Les amants tristes

On dit dans ton quartier que tu as froid aux yeux
Que t'y mets des fichus de bandes dessinées
Et que les gens te lisent un peu comme tu veux
Tu leur fais avaler tes monts et tes vallées

Tu es aux carrefours avec le rouge mis
On y attend du vert de tes vertes prairies
Alors que j'ai fauché ce matin dans ton lit
De quoi nourrir l'hiver et ma mélancolie

Mélancolie, mélancolie, la mer revient
Je t'attends sur le quai avec tes bateaux blêmes
Tes poissons d'argent bleu, tes paniers, ton destin
Et mes mouettes dans tes cris comme une traîne

Je connais une femme lubrique à Paris
Qui mange mes syllabes et me les rend indemnes
Avec de la musique autour qui me sourit
Demain je lui dirai des hiboux qui s'envolent

J'en connais dans leur nuit qui n'ont pas de fourrure
Qui crèvent doucement de froid sous l'antarctique
De cette négation d'aimer au bout de l'ombre
Mes oiseaux font de l'ombre en plein minuit néon
Sous les verts plébiscites

Tu connais une femme lubrique à Moscou
Qui mange tes syllabes et les met dans ton bortsch
Il connaît une femme lubrique à Pékin
Qui mange sa muraille et la donne au parti

Demain nous leur dirons des hiboux qui s'envolent
J'en connais dans leur nuit qui n'ont pas de jaquette
Qui crèvent doucement de froid sous leur casquette
Avec leurs beaux yeux d'or mêlés du Palomar, là-bas
Vers les voix de la nuit des étoiles perdues

J'entends des sons lointains qui cherchent des caresses
Et dans les faits divers là-bas ça s'exaspère
Et ça tue le chagrin comme on tue la flicaille
Au coin d'un vieux soleil exténué des glaces

Mélancolie, mélancolie la mer se calme
Je vois partout monter des filles et des palmes
Avec des fruits huilés dans la fente alanguie
Les matelots me font des signes de fortune
Ils se noient dans le sang du soleil descendant
Vers l'Ouest, toujours à l'Ouest, Western de carton-pâte

Le dentifrice dans la nuit se tient au rose
Un néon de misère emprunté à tes yeux
Viens, je t'emmènerai vers les grands astres
Dans le désastre du matin ou chez Renault
Voir comment l'on fabrique un chef et des autos
Voir la pitié grandir sur des croix qui s'enchristent

Je t'aimerai sur la chaussée et son collant
Ton goudron, j'y prendrai le suc de mes cavales
J'aurai l'air d'un roi nègre, tu mettras à la moelle
Où je glouglouterai repu ton sentiment

Ton sentiment a le goût de gazelle
Ton ventre n'est qu'un champ de lavande à midi
Et mon couteau qui crisse en y fauchant ma mie
Est d'un faucheur distrait qui s'éploie sous ton aile
Il est au féminin ton sentiment
Il est comme ces demoiselles qui en ont à revendre
Et qui le vendent bien

Ton sentiment me fait du bien
Aux voiles d'ange
Ton sentiment me fait du bien au sentiment
Et les fleurs du pavé poussent des cris étranges
Moi qui viens du pavé vers toi et me dressant
Et moi je ne te prends que ce que je te dois
Si je n'avais que du sentiment à t'filer
Il y a longtemps que tu m'aurais banni de ton fief, de ton cul
De ta loi, de tes langes
Il y a longtemps que tu te serais cassée

Mais tu m'as réveillé
Et tu nous as tirés de notre mort quotidienne
Et puis toi tu te meurs dans la rue à midi
Sous des flaupées de soleils mous
Et de ces mecs qui te prennent dans les mirettes
Et qui te mirent bien dans l'os

Des fois que leur labo pourrait leur rapporter subito
Ta dégaine grandeur naturliche
À la mesure de leur page
Des fois le soir ils te prendraient impunément
Ils s'empaquetteraient de toi
De ton devoir de grue

Comme dans un journal
Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries
Quand on froisse la soie
La forêt, sa copine, lui fait des cris de sœur
Lui fait des cris sublimes
La soie au crépuscule a des cris de velours
Dans des lits de parade
Dans ces feuilles d'automne
Des taches de rousseur sur la gueule des bois
Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries

Au fond t'es un journal
Tu t'en prendrais plutôt pour cinq colonnes
Chez toi le fait divers sonne comme un outrage
Tu es partout chez toi et même aux mots croisés
Tu m'y fais deviner les armes de ta voix
Je t'aime et verticalement c'est bien
Tu croises dans mes eaux quand je suis ton pirate
Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries

Quand je t'aurai bien lue, y compris les annonces
J'irai au marché aux poissons et t'envelopperai de moules vertes
Au fond t'es un journal mouillé
Avec ta robe imprimée en blanc et noir
Et tes paroles que personne ne pourra plus lire
Tu seras ma dernière nouvelle effacée sur le sable
Tu seras mienne pour la mort, je t'aime

Et même avec la fin du monde
La fin du monde abstraite où tout n'est que chiffré
Avec ces cœurs d'acier aux battements trichés
Avec ces poumons d'or dans les cages-ascenseurs
Où l'on se tient debout, où l'on se tient ailleurs

Tu vas descendre là pour t'entendre rêver
Même le rêve gueule à n'y pouvoir plus rien
Le silence est rempli du silence trop plein
Quand ça déborde on croit venue la fin des temps
De ces temps mesurés sur des machines obscènes
Où les minutes ont des cons qui se promènent
En se prenant pour l'éternité

Même avec la fin du monde
Je me démerderai pour que t'y voies que dalle
Que dalle c'est pas mal ça ne fait que passer
Ce rien qui prend ses aises aux week-ends de la mort
Quand les ballots y accélèrent leurs victimes
Enchâssée, enchristée, encollée à mon froc

Tu partiras là-bas vers des boutiques fantastiques
Vers le supermarché où l'on vend la paresse
Où l'on vend de la mort aussi quand on s'y laisse
Où l'on vend la fumée et le vent en paquet
Et l'on paie en sortant avec des sortilèges

L'instant
Il va fondre sur toi comme la foudre
À trois cent mille bornes à la seconde
Il n'aura plus le temps de s'attarder au feu rouge
Nous grillerons les feux d'alarme
Et ma pensée qui te devance

Regarde
Écoute bien le chant de cet enfant maudit
Que tu croiras ton mec et qui n'est qu'un mirage
Oublié par ma mère au fond d'une poubelle
Cette éternelle nuit
Bien se laver le cul c'est donc ça le désordre

Regarde-moi là dans mes yeux regarde il vient l'instant
Comme à l'automne les bandits jaunes
Qui font aux arbres des hold-up mordorés
Et tu vas t'envahir, et tu vas t'immerger
Et te coloniser

Tu es seule dans mes pattes
Comme un saxo gueulant des chants désespérés
Tes cris sont des violons des rues
Des flûtes de laiton
Et tu t'en fous
C'est là, il est là
Entends la mer qui te remonte dans la gueule
Et cette marée double au fond de tes yeux-feu
Dans le feu de tes yeux mon regard s'est éteint

Crie, crie, crie
Tu es moi, je suis toi
Comment t'appelles-tu
Tu t'appelles la nuit dans le ventre des filles
Et de ces filles qui roulent au bord de la mort lente
Tu t'appelles l'amour, tu es toutes les femmes
Tu es toi, tu es elles
Des Niagara vernis me tombent dans la gueule

Crie, crie, crie
Tu n'es plus là parce que tu es moi
Et que je suis ailleurs
Je et toi c'est tout comme
Et l'on s'en va mourir au club des nuits cassées

Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Qui donc réparera l'âme des amants tristes
Qui donc

⏱️ Synced Lyrics

[00:00.04] Les amants tristes
[00:01.45]
[00:09.80] On dit dans ton quartier que tu as froid aux yeux
[00:13.60] Que t'y mets des fichus de bandes dessinées
[00:16.41] Et que les gens te lisent un peu comme tu veux
[00:19.32] Tu leur fais avaler tes monts et tes vallées
[00:22.33] Tu es aux carrefours avec le rouge mis
[00:25.19] On y attend du vert de tes vertes prairies
[00:26.98] Alors que j'ai fauché ce matin dans ton lit
[00:29.67] De quoi nourrir l'hiver et ma mélancolie
[00:32.55] Mélancolie, mélancolie, la mer revient
[00:36.41] Je t'attends sur le quai avec tes bateaux blêmes
[00:40.13] Tes poissons d'argent bleu, tes paniers, ton destin
[00:44.14] Et mes mouettes dans tes cris comme une traîne
[00:48.96] Je connais une femme lubrique à Paris
[00:51.49] Qui mange mes syllabes et me les rend indemnes
[00:54.28] Avec de la musique autour qui me sourit
[00:57.50] Demain je lui dirai des hiboux qui s'envolent
[01:00.99] J'en connais dans leur nuit qui n'ont pas de fourrure
[01:03.46] Qui crèvent doucement de froid sous l'antarctique
[01:06.94] De cette négation d'aimer au bout de l'ombre
[01:09.99] Mes oiseaux font de l'ombre en plein minuit néon
[01:14.39] Sous les verts plébiscites
[01:16.83] Tu connais une femme lubrique à Moscou
[01:19.21] Qui mange tes syllabes et les met dans ton bortsch
[01:22.16] Il connaît une femme lubrique à Pékin
[01:24.59] Qui mange sa muraille et la donne au parti
[01:28.07] Demain nous leur dirons des hiboux qui s'envolent
[01:31.69] J'en connais dans leur nuit qui n'ont pas de jaquette
[01:34.54] Qui crèvent doucement de froid sous leur casquette
[01:37.50] Avec leurs beaux yeux d'or mêlés du Palomar, là-bas
[01:41.51] Vers les voix de la nuit des étoiles perdues
[01:44.89] J'entends des sons lointains qui cherchent des caresses
[01:48.81] Et dans les faits divers là-bas ça s'exaspère
[01:51.32] Et ça tue le chagrin comme on tue la flicaille
[01:53.90] Au coin d'un vieux soleil exténué des glaces
[01:57.63] Mélancolie, mélancolie la mer se calme
[02:00.45] Je vois partout monter des filles et des palmes
[02:03.50] Avec des fruits huilés dans la fente alanguie
[02:07.62] Les matelots me font des signes de fortune
[02:10.32] Ils se noient dans le sang du soleil descendant
[02:13.65] Vers l'Ouest, toujours à l'Ouest, Western de carton-pâte
[02:18.92] Le dentifrice dans la nuit se tient au rose
[02:21.06] Un néon de misère emprunté à tes yeux
[02:22.91] Viens, je t'emmènerai vers les grands astres
[02:25.89] Dans le désastre du matin ou chez Renault
[02:29.15] Voir comment l'on fabrique un chef et des autos
[02:32.78] Voir la pitié grandir sur des croix qui s'enchristent
[02:37.59] Je t'aimerai sur la chaussée et son collant
[02:39.85] Ton goudron, j'y prendrai le suc de mes cavales
[02:42.64] J'aurai l'air d'un roi nègre, tu mettras à la moelle
[02:46.04] Où je glouglouterai repu ton sentiment
[02:50.24] Ton sentiment a le goût de gazelle
[02:54.24] Ton ventre n'est qu'un champ de lavande à midi
[02:57.18] Et mon couteau qui crisse en y fauchant ma mie
[02:59.24] Est d'un faucheur distrait qui s'éploie sous ton aile
[03:02.21] Il est au féminin ton sentiment
[03:04.87] Il est comme ces demoiselles qui en ont à revendre
[03:08.22] Et qui le vendent bien
[03:09.92] Ton sentiment me fait du bien
[03:13.34] Aux voiles d'ange
[03:14.66] Ton sentiment me fait du bien au sentiment
[03:17.37] Et les fleurs du pavé poussent des cris étranges
[03:19.99] Moi qui viens du pavé vers toi et me dressant
[03:24.78] Et moi je ne te prends que ce que je te dois
[03:26.92] Si je n'avais que du sentiment à t'filer
[03:28.42] Il y a longtemps que tu m'aurais banni de ton fief, de ton cul
[03:30.88] De ta loi, de tes langes
[03:32.38] Il y a longtemps que tu te serais cassée
[03:34.30] Mais tu m'as réveillé
[03:35.90] Et tu nous as tirés de notre mort quotidienne
[03:38.66] Et puis toi tu te meurs dans la rue à midi
[03:42.33] Sous des flaupées de soleils mous
[03:44.36] Et de ces mecs qui te prennent dans les mirettes
[03:46.72] Et qui te mirent bien dans l'os
[03:49.15] Des fois que leur labo pourrait leur rapporter subito
[03:52.15] Ta dégaine grandeur naturliche
[03:54.98] À la mesure de leur page
[03:58.17] Des fois le soir ils te prendraient impunément
[04:01.36] Ils s'empaquetteraient de toi
[04:03.87] De ton devoir de grue
[04:05.36] Comme dans un journal
[04:06.92] Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries
[04:10.91] Quand on froisse la soie
[04:12.35] La forêt, sa copine, lui fait des cris de sœur
[04:14.94] Lui fait des cris sublimes
[04:16.78] La soie au crépuscule a des cris de velours
[04:20.45] Dans des lits de parade
[04:22.10] Dans ces feuilles d'automne
[04:23.82] Des taches de rousseur sur la gueule des bois
[04:26.08] Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries
[04:29.73] Au fond t'es un journal
[04:31.59] Tu t'en prendrais plutôt pour cinq colonnes
[04:35.05] Chez toi le fait divers sonne comme un outrage
[04:37.73] Tu es partout chez toi et même aux mots croisés
[04:40.97] Tu m'y fais deviner les armes de ta voix
[04:43.28] Je t'aime et verticalement c'est bien
[04:46.95] Tu croises dans mes eaux quand je suis ton pirate
[04:50.96] Je te lis, je te plie, je te froisse et tu cries
[04:56.06] Quand je t'aurai bien lue, y compris les annonces
[04:58.55] J'irai au marché aux poissons et t'envelopperai de moules vertes
[05:01.66] Au fond t'es un journal mouillé
[05:04.52] Avec ta robe imprimée en blanc et noir
[05:06.79] Et tes paroles que personne ne pourra plus lire
[05:11.33] Tu seras ma dernière nouvelle effacée sur le sable
[05:14.56] Tu seras mienne pour la mort, je t'aime
[05:17.34] Et même avec la fin du monde
[05:19.98] La fin du monde abstraite où tout n'est que chiffré
[05:22.33] Avec ces cœurs d'acier aux battements trichés
[05:24.92] Avec ces poumons d'or dans les cages-ascenseurs
[05:27.94] Où l'on se tient debout, où l'on se tient ailleurs
[05:32.30] Tu vas descendre là pour t'entendre rêver
[05:34.28] Même le rêve gueule à n'y pouvoir plus rien
[05:37.37] Le silence est rempli du silence trop plein
[05:40.12] Quand ça déborde on croit venue la fin des temps
[05:42.73] De ces temps mesurés sur des machines obscènes
[05:46.22] Où les minutes ont des cons qui se promènent
[05:49.11] En se prenant pour l'éternité
[05:50.79] Même avec la fin du monde
[05:53.31] Je me démerderai pour que t'y voies que dalle
[05:56.53] Que dalle c'est pas mal ça ne fait que passer
[05:59.47] Ce rien qui prend ses aises aux week-ends de la mort
[06:03.25] Quand les ballots y accélèrent leurs victimes
[06:06.22] Enchâssée, enchristée, encollée à mon froc
[06:10.12] Tu partiras là-bas vers des boutiques fantastiques
[06:15.08] Vers le supermarché où l'on vend la paresse
[06:18.09] Où l'on vend de la mort aussi quand on s'y laisse
[06:20.80] Où l'on vend la fumée et le vent en paquet
[06:24.13] Et l'on paie en sortant avec des sortilèges
[06:27.76] L'instant
[06:28.56] Il va fondre sur toi comme la foudre
[06:30.69] À trois cent mille bornes à la seconde
[06:32.12] Il n'aura plus le temps de s'attarder au feu rouge
[06:34.48] Nous grillerons les feux d'alarme
[06:36.18] Et ma pensée qui te devance
[06:37.46] Regarde
[06:38.33] Écoute bien le chant de cet enfant maudit
[06:41.83] Que tu croiras ton mec et qui n'est qu'un mirage
[06:44.84] Oublié par ma mère au fond d'une poubelle
[06:47.37] Cette éternelle nuit
[06:49.25] Bien se laver le cul c'est donc ça le désordre
[06:53.19] Regarde-moi là dans mes yeux regarde il vient l'instant
[06:56.68] Comme à l'automne les bandits jaunes
[06:58.53] Qui font aux arbres des hold-up mordorés
[07:01.56] Et tu vas t'envahir, et tu vas t'immerger
[07:03.80] Et te coloniser
[07:05.17] Tu es seule dans mes pattes
[07:06.98] Comme un saxo gueulant des chants désespérés
[07:09.71] Tes cris sont des violons des rues
[07:12.47] Des flûtes de laiton
[07:13.80] Et tu t'en fous
[07:14.95] C'est là, il est là
[07:16.64] Entends la mer qui te remonte dans la gueule
[07:20.95] Et cette marée double au fond de tes yeux-feu
[07:23.67] Dans le feu de tes yeux mon regard s'est éteint
[07:26.27] Crie, crie, crie
[07:28.44] Tu es moi, je suis toi
[07:30.47] Comment t'appelles-tu
[07:31.47] Tu t'appelles la nuit dans le ventre des filles
[07:33.38] Et de ces filles qui roulent au bord de la mort lente
[07:36.53] Tu t'appelles l'amour, tu es toutes les femmes
[07:39.03] Tu es toi, tu es elles
[07:41.08] Des Niagara vernis me tombent dans la gueule
[07:44.26] Crie, crie, crie
[07:46.42] Tu n'es plus là parce que tu es moi
[07:48.27] Et que je suis ailleurs
[07:50.22] Je et toi c'est tout comme
[07:51.46] Et l'on s'en va mourir au club des nuits cassées
[07:54.10] Qui donc réparera l'âme des amants tristes
[07:57.37] Qui donc réparera l'âme des amants tristes
[07:59.83] Qui donc réparera l'âme des amants tristes
[08:02.06] Qui donc
[08:05.76]

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