Sales Gones
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⏱️ 4:35 duration
🆔 ID: 30470648
📜 Lyrics
Han, souvenirs de sales gones, ouais!
Ce projet est dédié à Cyril, Wesh, Truchot, Élo, et Zaïro...
En fait tous ceux qui nous ont quittés trop tôt...
Souvenirs de sales gones, et ouais... Anton Serra
Les genoux qui baignent dans l'Mercurochrome, fan de San Ku Kaï
Repas arrosés aux verres d'eau, poisson pané sans Coca
Du beurre dans les épinards devant un épisode d'Popeye
Les parents loin d'être peinards, martyrisés d'Walt Disney
C'était en avant les histoires, parcourant l'monde sans atlas
En after dès huit heures avec Fabrice et sa classe
Dégourdis, hyperactifs et cela sans Nopron
Gribouillis d'feutre sur la commode dissimulés sous l'napperon
Des fessées loin d'être commodes, l'interdiction du gros mot
Les "C'est quand qu'on arrive?" scrutant la main d'Papa sur l'pommeau
Goûter d'choco, apéro d'bébé rose
J'me rappelais d'ces moments, attendant l'heure des mamans
La Blédine pour le quatre heures encourageait les devoirs
Sans ça, mes petites briques de couleurs, j'méritais pas d'les voir
Pas besoin d'le voir pour y croire et j'y pense des fois
Toutes ces histoires qui commençaient par "Il était une fois"
J'entends encore les fous rires de Pépé, s'étouffer devant Benny Hill
Qui nous disait "Mais vous êtes fous!" et bien avant Benny B
Sottises d'enfants terribles et les parents trop soulés
La feinte du martinet, faut plus bouger, un, deux, trois, soleil
Tous ces jeux, tous ces cache-caches, usant nos Kickers et nos Noël
Les cadeaux qu'on trouvait planqués sur l'armoire bien avant Noël
J'revois encore sur la buée des fenêtres nos petites paluches
Marquer des conneries, disant qu'c'était pas nous, ouais c'était pas louche
Autour d'la taille le K-Way, retroussé dans sa capuche
Les 45 tours d'Coluche, les points d'suture d'l'ours en peluche
Sans polochon bien sûr, les malaises entre frelus
Faut bien calmer les polissons devant l'manège de Pollux
Comme les Intervilles de Guy Lux, Maman en faisait du sport
Élevant trois petits gus préférant Skeletor à Musclor
Dans la piscine fais pas pipi, ça fera du rouge dans l'bassin
Suce pas ton pouce, va prendre ta douche, cesse d'embêter tes frangins
T'as rien d'un fils unique, tes petits engins faut les prêter
Fais pas d'grimaces, peut-être qu'un jour tu risques de finir bloqué
Lâche ton jouet, ça suffit, c'est prêt, va t'laver les mains
Et devant l'assiette de salsifis c'était l'histoire sans fin
Ouais, les sales gones...
Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
La tête pleine de grimaces, sur son 21 le chromosome
À l'âge où, dans la bouche, les gros mots zonent
Il m'reste encore un paquet d'symptômes, mon syndrome de Peter Pan
Sommeille encore au fond d'mon âme, j'ai l'esprit au bois dormant
Toujours la tête dans les nuages, ça expliquerait mes oublis
Si l'monde adulte est une jungle, tous mes potes sont des Mowgli
Des gremlins recherchant l'trésor à la Goonies
Optimistes: mis à l'écart, le désespoir agonise
J'me revois à écouter dans l'bol le chant des Krispies
J'faisais danser mes Big Jim sur des chansons des Bee Gees
Des Beach Boys; les pièces de cuir rafistolaient nos petits jeans
Puis les collants en laine et les kroumirs pour la petite gym
À l'âge où la prof on l'appelait maîtresse, sages pour une image
Les petites épaules ont de la peine à soutenir le cartable
Les pâtés dans le bac à sable, de jouer on pensait qu'à ça
Sauf avec le feu et la nourriture: les grands n'aiment pas ça
Les carottes ça rend aimable, récompensé d'une surprise
Pose pas tes coudes sur la table, mets pas tes doigts dans la prise
La naïveté des minots, non vraiment, ça c'est les gosses
J'croyais capturer les moineaux avec du sel Cérébos
Les Dragibus d'Haribo, les berlingots d'lait concentré
Dictées magiques comme l'haricot, fournitures pour la rentrée
Une colonie d'centre aéré pour aérer les parents
Pour le mono c'est pas rentable, galère monoparentale
J'me rappelle de ces conneries qui nous privaient d'Walibi
D'façon c'est jamais de notre faute, mais d'celle d'LC Waïkiki
Coupables sans alibi, et tous ces paris balourds
À l'époque où les rires suivaient les blagues de Bali-Balo
Maintenant qu'j'suis grand et qu'je vois que toutes les proies coopèrent
Aucune envie d'mettre à l'endroit la culotte à Dagobert
Plutôt d'coller des coquillettes sur une boîte de camembert
Président: ils votent pour lui en foutant leur âme en l'air
Résidant, encore à la trentaine, chez les Playmobil
J'voudrais seulement rester tranquille et que toutes vos plaies m'oublient
Ouais, les sales gones...
Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
Et quand j'y repense ça m'émeut, maintenant c'est plus la même
Maintenant c'est plus la même...
Ce projet est dédié à Cyril, Wesh, Truchot, Élo, et Zaïro...
En fait tous ceux qui nous ont quittés trop tôt...
Souvenirs de sales gones, et ouais... Anton Serra
Les genoux qui baignent dans l'Mercurochrome, fan de San Ku Kaï
Repas arrosés aux verres d'eau, poisson pané sans Coca
Du beurre dans les épinards devant un épisode d'Popeye
Les parents loin d'être peinards, martyrisés d'Walt Disney
C'était en avant les histoires, parcourant l'monde sans atlas
En after dès huit heures avec Fabrice et sa classe
Dégourdis, hyperactifs et cela sans Nopron
Gribouillis d'feutre sur la commode dissimulés sous l'napperon
Des fessées loin d'être commodes, l'interdiction du gros mot
Les "C'est quand qu'on arrive?" scrutant la main d'Papa sur l'pommeau
Goûter d'choco, apéro d'bébé rose
J'me rappelais d'ces moments, attendant l'heure des mamans
La Blédine pour le quatre heures encourageait les devoirs
Sans ça, mes petites briques de couleurs, j'méritais pas d'les voir
Pas besoin d'le voir pour y croire et j'y pense des fois
Toutes ces histoires qui commençaient par "Il était une fois"
J'entends encore les fous rires de Pépé, s'étouffer devant Benny Hill
Qui nous disait "Mais vous êtes fous!" et bien avant Benny B
Sottises d'enfants terribles et les parents trop soulés
La feinte du martinet, faut plus bouger, un, deux, trois, soleil
Tous ces jeux, tous ces cache-caches, usant nos Kickers et nos Noël
Les cadeaux qu'on trouvait planqués sur l'armoire bien avant Noël
J'revois encore sur la buée des fenêtres nos petites paluches
Marquer des conneries, disant qu'c'était pas nous, ouais c'était pas louche
Autour d'la taille le K-Way, retroussé dans sa capuche
Les 45 tours d'Coluche, les points d'suture d'l'ours en peluche
Sans polochon bien sûr, les malaises entre frelus
Faut bien calmer les polissons devant l'manège de Pollux
Comme les Intervilles de Guy Lux, Maman en faisait du sport
Élevant trois petits gus préférant Skeletor à Musclor
Dans la piscine fais pas pipi, ça fera du rouge dans l'bassin
Suce pas ton pouce, va prendre ta douche, cesse d'embêter tes frangins
T'as rien d'un fils unique, tes petits engins faut les prêter
Fais pas d'grimaces, peut-être qu'un jour tu risques de finir bloqué
Lâche ton jouet, ça suffit, c'est prêt, va t'laver les mains
Et devant l'assiette de salsifis c'était l'histoire sans fin
Ouais, les sales gones...
Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
La tête pleine de grimaces, sur son 21 le chromosome
À l'âge où, dans la bouche, les gros mots zonent
Il m'reste encore un paquet d'symptômes, mon syndrome de Peter Pan
Sommeille encore au fond d'mon âme, j'ai l'esprit au bois dormant
Toujours la tête dans les nuages, ça expliquerait mes oublis
Si l'monde adulte est une jungle, tous mes potes sont des Mowgli
Des gremlins recherchant l'trésor à la Goonies
Optimistes: mis à l'écart, le désespoir agonise
J'me revois à écouter dans l'bol le chant des Krispies
J'faisais danser mes Big Jim sur des chansons des Bee Gees
Des Beach Boys; les pièces de cuir rafistolaient nos petits jeans
Puis les collants en laine et les kroumirs pour la petite gym
À l'âge où la prof on l'appelait maîtresse, sages pour une image
Les petites épaules ont de la peine à soutenir le cartable
Les pâtés dans le bac à sable, de jouer on pensait qu'à ça
Sauf avec le feu et la nourriture: les grands n'aiment pas ça
Les carottes ça rend aimable, récompensé d'une surprise
Pose pas tes coudes sur la table, mets pas tes doigts dans la prise
La naïveté des minots, non vraiment, ça c'est les gosses
J'croyais capturer les moineaux avec du sel Cérébos
Les Dragibus d'Haribo, les berlingots d'lait concentré
Dictées magiques comme l'haricot, fournitures pour la rentrée
Une colonie d'centre aéré pour aérer les parents
Pour le mono c'est pas rentable, galère monoparentale
J'me rappelle de ces conneries qui nous privaient d'Walibi
D'façon c'est jamais de notre faute, mais d'celle d'LC Waïkiki
Coupables sans alibi, et tous ces paris balourds
À l'époque où les rires suivaient les blagues de Bali-Balo
Maintenant qu'j'suis grand et qu'je vois que toutes les proies coopèrent
Aucune envie d'mettre à l'endroit la culotte à Dagobert
Plutôt d'coller des coquillettes sur une boîte de camembert
Président: ils votent pour lui en foutant leur âme en l'air
Résidant, encore à la trentaine, chez les Playmobil
J'voudrais seulement rester tranquille et que toutes vos plaies m'oublient
Ouais, les sales gones...
Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
Et quand j'y repense ça m'émeut, maintenant c'est plus la même
Maintenant c'est plus la même...
⏱️ Synced Lyrics
[00:03.42] Han, souvenirs de sales gones, ouais!
[00:05.30] Ce projet est dédié à Cyril, Wesh, Truchot, Élo, et Zaïro...
[00:08.99] En fait tous ceux qui nous ont quittés trop tôt...
[00:10.76] Souvenirs de sales gones, et ouais... Anton Serra
[00:14.36] Les genoux qui baignent dans l'Mercurochrome, fan de San Ku Kaï
[00:18.84] Repas arrosés aux verres d'eau, poisson pané sans Coca
[00:21.61] Du beurre dans les épinards devant un épisode d'Popeye
[00:25.27] Les parents loin d'être peinards, martyrisés d'Walt Disney
[00:27.91] C'était en avant les histoires, parcourant l'monde sans atlas
[00:30.62] En after dès huit heures avec Fabrice et sa classe
[00:33.34] Dégourdis, hyperactifs et cela sans Nopron
[00:36.05] Gribouillis d'feutre sur la commode dissimulés sous l'napperon
[00:38.81] Des fessées loin d'être commodes, l'interdiction du gros mot
[00:41.55] Les "C'est quand qu'on arrive?" scrutant la main d'Papa sur l'pommeau
[00:45.18] Goûter d'choco, apéro d'bébé rose
[00:46.93] J'me rappelais d'ces moments, attendant l'heure des mamans
[00:49.76] La Blédine pour le quatre heures encourageait les devoirs
[00:52.45] Sans ça, mes petites briques de couleurs, j'méritais pas d'les voir
[00:56.19] Pas besoin d'le voir pour y croire et j'y pense des fois
[00:57.92] Toutes ces histoires qui commençaient par "Il était une fois"
[01:01.56] J'entends encore les fous rires de Pépé, s'étouffer devant Benny Hill
[01:04.27] Qui nous disait "Mais vous êtes fous!" et bien avant Benny B
[01:07.05] Sottises d'enfants terribles et les parents trop soulés
[01:09.76] La feinte du martinet, faut plus bouger, un, deux, trois, soleil
[01:12.40] Tous ces jeux, tous ces cache-caches, usant nos Kickers et nos Noël
[01:15.17] Les cadeaux qu'on trouvait planqués sur l'armoire bien avant Noël
[01:18.73] J'revois encore sur la buée des fenêtres nos petites paluches
[01:20.51] Marquer des conneries, disant qu'c'était pas nous, ouais c'était pas louche
[01:23.37] Autour d'la taille le K-Way, retroussé dans sa capuche
[01:26.15] Les 45 tours d'Coluche, les points d'suture d'l'ours en peluche
[01:28.82] Sans polochon bien sûr, les malaises entre frelus
[01:32.40] Faut bien calmer les polissons devant l'manège de Pollux
[01:35.15] Comme les Intervilles de Guy Lux, Maman en faisait du sport
[01:37.91] Élevant trois petits gus préférant Skeletor à Musclor
[01:40.67] Dans la piscine fais pas pipi, ça fera du rouge dans l'bassin
[01:44.31] Suce pas ton pouce, va prendre ta douche, cesse d'embêter tes frangins
[01:47.06] T'as rien d'un fils unique, tes petits engins faut les prêter
[01:49.78] Fais pas d'grimaces, peut-être qu'un jour tu risques de finir bloqué
[01:51.59] Lâche ton jouet, ça suffit, c'est prêt, va t'laver les mains
[01:55.27] Et devant l'assiette de salsifis c'était l'histoire sans fin
[01:57.90] Ouais, les sales gones...
[01:59.73] Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
[02:03.41] La tête pleine de grimaces, sur son 21 le chromosome
[02:05.21] À l'âge où, dans la bouche, les gros mots zonent
[02:08.88] Il m'reste encore un paquet d'symptômes, mon syndrome de Peter Pan
[02:20.60] Sommeille encore au fond d'mon âme, j'ai l'esprit au bois dormant
[02:26.05] Toujours la tête dans les nuages, ça expliquerait mes oublis
[02:28.75] Si l'monde adulte est une jungle, tous mes potes sont des Mowgli
[02:32.45] Des gremlins recherchant l'trésor à la Goonies
[02:34.25] Optimistes: mis à l'écart, le désespoir agonise
[02:36.98] J'me revois à écouter dans l'bol le chant des Krispies
[02:40.62] J'faisais danser mes Big Jim sur des chansons des Bee Gees
[02:43.32] Des Beach Boys; les pièces de cuir rafistolaient nos petits jeans
[02:46.03] Puis les collants en laine et les kroumirs pour la petite gym
[02:48.78] À l'âge où la prof on l'appelait maîtresse, sages pour une image
[02:51.43] Les petites épaules ont de la peine à soutenir le cartable
[02:55.00] Les pâtés dans le bac à sable, de jouer on pensait qu'à ça
[02:56.92] Sauf avec le feu et la nourriture: les grands n'aiment pas ça
[02:59.63] Les carottes ça rend aimable, récompensé d'une surprise
[03:02.48] Pose pas tes coudes sur la table, mets pas tes doigts dans la prise
[03:06.07] La naïveté des minots, non vraiment, ça c'est les gosses
[03:08.75] J'croyais capturer les moineaux avec du sel Cérébos
[03:11.49] Les Dragibus d'Haribo, les berlingots d'lait concentré
[03:14.23] Dictées magiques comme l'haricot, fournitures pour la rentrée
[03:16.97] Une colonie d'centre aéré pour aérer les parents
[03:19.66] Pour le mono c'est pas rentable, galère monoparentale
[03:22.35] J'me rappelle de ces conneries qui nous privaient d'Walibi
[03:25.13] D'façon c'est jamais de notre faute, mais d'celle d'LC Waïkiki
[03:28.75] Coupables sans alibi, et tous ces paris balourds
[03:31.44] À l'époque où les rires suivaient les blagues de Bali-Balo
[03:34.10] Maintenant qu'j'suis grand et qu'je vois que toutes les proies coopèrent
[03:36.86] Aucune envie d'mettre à l'endroit la culotte à Dagobert
[03:39.57] Plutôt d'coller des coquillettes sur une boîte de camembert
[03:42.31] Président: ils votent pour lui en foutant leur âme en l'air
[03:45.08] Résidant, encore à la trentaine, chez les Playmobil
[03:47.85] J'voudrais seulement rester tranquille et que toutes vos plaies m'oublient
[03:51.41] Ouais, les sales gones...
[03:53.23] Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
[03:55.01] Et quand j'y repense ça m'émeut, maintenant c'est plus la même
[03:59.57] Maintenant c'est plus la même...
[04:03.19]
[00:05.30] Ce projet est dédié à Cyril, Wesh, Truchot, Élo, et Zaïro...
[00:08.99] En fait tous ceux qui nous ont quittés trop tôt...
[00:10.76] Souvenirs de sales gones, et ouais... Anton Serra
[00:14.36] Les genoux qui baignent dans l'Mercurochrome, fan de San Ku Kaï
[00:18.84] Repas arrosés aux verres d'eau, poisson pané sans Coca
[00:21.61] Du beurre dans les épinards devant un épisode d'Popeye
[00:25.27] Les parents loin d'être peinards, martyrisés d'Walt Disney
[00:27.91] C'était en avant les histoires, parcourant l'monde sans atlas
[00:30.62] En after dès huit heures avec Fabrice et sa classe
[00:33.34] Dégourdis, hyperactifs et cela sans Nopron
[00:36.05] Gribouillis d'feutre sur la commode dissimulés sous l'napperon
[00:38.81] Des fessées loin d'être commodes, l'interdiction du gros mot
[00:41.55] Les "C'est quand qu'on arrive?" scrutant la main d'Papa sur l'pommeau
[00:45.18] Goûter d'choco, apéro d'bébé rose
[00:46.93] J'me rappelais d'ces moments, attendant l'heure des mamans
[00:49.76] La Blédine pour le quatre heures encourageait les devoirs
[00:52.45] Sans ça, mes petites briques de couleurs, j'méritais pas d'les voir
[00:56.19] Pas besoin d'le voir pour y croire et j'y pense des fois
[00:57.92] Toutes ces histoires qui commençaient par "Il était une fois"
[01:01.56] J'entends encore les fous rires de Pépé, s'étouffer devant Benny Hill
[01:04.27] Qui nous disait "Mais vous êtes fous!" et bien avant Benny B
[01:07.05] Sottises d'enfants terribles et les parents trop soulés
[01:09.76] La feinte du martinet, faut plus bouger, un, deux, trois, soleil
[01:12.40] Tous ces jeux, tous ces cache-caches, usant nos Kickers et nos Noël
[01:15.17] Les cadeaux qu'on trouvait planqués sur l'armoire bien avant Noël
[01:18.73] J'revois encore sur la buée des fenêtres nos petites paluches
[01:20.51] Marquer des conneries, disant qu'c'était pas nous, ouais c'était pas louche
[01:23.37] Autour d'la taille le K-Way, retroussé dans sa capuche
[01:26.15] Les 45 tours d'Coluche, les points d'suture d'l'ours en peluche
[01:28.82] Sans polochon bien sûr, les malaises entre frelus
[01:32.40] Faut bien calmer les polissons devant l'manège de Pollux
[01:35.15] Comme les Intervilles de Guy Lux, Maman en faisait du sport
[01:37.91] Élevant trois petits gus préférant Skeletor à Musclor
[01:40.67] Dans la piscine fais pas pipi, ça fera du rouge dans l'bassin
[01:44.31] Suce pas ton pouce, va prendre ta douche, cesse d'embêter tes frangins
[01:47.06] T'as rien d'un fils unique, tes petits engins faut les prêter
[01:49.78] Fais pas d'grimaces, peut-être qu'un jour tu risques de finir bloqué
[01:51.59] Lâche ton jouet, ça suffit, c'est prêt, va t'laver les mains
[01:55.27] Et devant l'assiette de salsifis c'était l'histoire sans fin
[01:57.90] Ouais, les sales gones...
[01:59.73] Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
[02:03.41] La tête pleine de grimaces, sur son 21 le chromosome
[02:05.21] À l'âge où, dans la bouche, les gros mots zonent
[02:08.88] Il m'reste encore un paquet d'symptômes, mon syndrome de Peter Pan
[02:20.60] Sommeille encore au fond d'mon âme, j'ai l'esprit au bois dormant
[02:26.05] Toujours la tête dans les nuages, ça expliquerait mes oublis
[02:28.75] Si l'monde adulte est une jungle, tous mes potes sont des Mowgli
[02:32.45] Des gremlins recherchant l'trésor à la Goonies
[02:34.25] Optimistes: mis à l'écart, le désespoir agonise
[02:36.98] J'me revois à écouter dans l'bol le chant des Krispies
[02:40.62] J'faisais danser mes Big Jim sur des chansons des Bee Gees
[02:43.32] Des Beach Boys; les pièces de cuir rafistolaient nos petits jeans
[02:46.03] Puis les collants en laine et les kroumirs pour la petite gym
[02:48.78] À l'âge où la prof on l'appelait maîtresse, sages pour une image
[02:51.43] Les petites épaules ont de la peine à soutenir le cartable
[02:55.00] Les pâtés dans le bac à sable, de jouer on pensait qu'à ça
[02:56.92] Sauf avec le feu et la nourriture: les grands n'aiment pas ça
[02:59.63] Les carottes ça rend aimable, récompensé d'une surprise
[03:02.48] Pose pas tes coudes sur la table, mets pas tes doigts dans la prise
[03:06.07] La naïveté des minots, non vraiment, ça c'est les gosses
[03:08.75] J'croyais capturer les moineaux avec du sel Cérébos
[03:11.49] Les Dragibus d'Haribo, les berlingots d'lait concentré
[03:14.23] Dictées magiques comme l'haricot, fournitures pour la rentrée
[03:16.97] Une colonie d'centre aéré pour aérer les parents
[03:19.66] Pour le mono c'est pas rentable, galère monoparentale
[03:22.35] J'me rappelle de ces conneries qui nous privaient d'Walibi
[03:25.13] D'façon c'est jamais de notre faute, mais d'celle d'LC Waïkiki
[03:28.75] Coupables sans alibi, et tous ces paris balourds
[03:31.44] À l'époque où les rires suivaient les blagues de Bali-Balo
[03:34.10] Maintenant qu'j'suis grand et qu'je vois que toutes les proies coopèrent
[03:36.86] Aucune envie d'mettre à l'endroit la culotte à Dagobert
[03:39.57] Plutôt d'coller des coquillettes sur une boîte de camembert
[03:42.31] Président: ils votent pour lui en foutant leur âme en l'air
[03:45.08] Résidant, encore à la trentaine, chez les Playmobil
[03:47.85] J'voudrais seulement rester tranquille et que toutes vos plaies m'oublient
[03:51.41] Ouais, les sales gones...
[03:53.23] Qu'un vaste terrain d'jeu, pour nous c'était ça l'monde
[03:55.01] Et quand j'y repense ça m'émeut, maintenant c'est plus la même
[03:59.57] Maintenant c'est plus la même...
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