Deux kangourous devant la véranda (Bobino 1969) [Live]
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🆔 ID: 7595446
📜 Lyrics
Deux kangourous devant la véranda"
Tragédie follement contemporaine
D'après le livre de Juan-Anton Bola
Qui signe également la mise en scène
Ce dramaturge est une valeur sûre
Chez les initiés et les critiques
Dont certains voient en lui le maître
Du parasymbolisme diurétique
Mais voilà, le rideau se lève
Le décor symbolise un trou béant
Où longtemps la vision du vide
Alterne avec la vision du néant
Quand enfin de la fosse d'orchestre
Grimpe le héros, dans son désarroi
Il est dépourvu de parole
Et dévêtu, cela va de soi
Puis il crie "Ah, que vois-je ici paraître?"
Ces mots-là ont un redoutable impact
La question pèse lourdement sur le public
Et ainsi finit le premier acte
Et tous ceux qui raffolent de culture
Et bouillonnent d'érudition
Apprécient, dans l'acte premier, la verve
Ainsi que la densité de l'action
Apprécient, dans l'acte premier, la verve
Ainsi que la densité de l'action
Mais cruellement, le rideau se lève
Le drame continue sans pitié
Le héros s'est effondré, mystiquement
Et il tient des propos orduriers
Quand le destin inexorable
Lui envoie une espèce de grosse fée
Les deux font quelques galipettes
Ensuite, ils crachent sur la Société
"Bravo, une autre", hurle un critique
Ému, profondément bouleversé
Car il retrouve dans le drame
Ses fantasmes et ses envies refoulées
Pendant ce temps, on voit un traître
S'approcher du couple en rampant
Mais il s'endort à mi-chemin
Et certains spectateurs en font autant
Le héros prend un grand sac en plastique
Et il emballe le traître penaud
Et il arrose le tout de peinture orange
Et ainsi finit le second tableau
Et tous ceux qui raffolent de culture
Et aiment l'apocalyptique
Apprécieront, dans le second acte
Un profond message socio-critique
Apprécieront, dans le second acte
Un profond message socio-critique
Le troisième acte amène la métamorphose
Du traître bien emballé
Le suspens est insupportable
Et l'atmosphère est survoltée
La métamorphose se fait dans le sac
Et le silence le plus total
Heureux ceux qui ont amené leur casse-croûte
Ou bien un thermos dans la salle
Arrive un choeur masqué qui scande
"Pitié, mais on va s'enrhumer"
Ils auraient pu mieux se couvrir
Car le théatre est subventionné
En zigzaguant, surgit le Pape
Et danse à l'apogée dramatique
Un pas de deux, avec le héros
Et c'est le dénouement tragique
Quand le Pape comprend que le héros
N'est nul autre que son impresario
Il menace d'ôter ses vêtements
Mais là, par pitié, tombe le dernier rideau
Et tous ceux qui ne seraient pas en train
De paisiblement s'ennuyer
Ce sont des insomniaques incurables
Ou des abonnés qu'on a couillonnés
Ce sont des insomniaques incurables
Ou des abonnés qu'on a couillonnés
Tragédie follement contemporaine
D'après le livre de Juan-Anton Bola
Qui signe également la mise en scène
Ce dramaturge est une valeur sûre
Chez les initiés et les critiques
Dont certains voient en lui le maître
Du parasymbolisme diurétique
Mais voilà, le rideau se lève
Le décor symbolise un trou béant
Où longtemps la vision du vide
Alterne avec la vision du néant
Quand enfin de la fosse d'orchestre
Grimpe le héros, dans son désarroi
Il est dépourvu de parole
Et dévêtu, cela va de soi
Puis il crie "Ah, que vois-je ici paraître?"
Ces mots-là ont un redoutable impact
La question pèse lourdement sur le public
Et ainsi finit le premier acte
Et tous ceux qui raffolent de culture
Et bouillonnent d'érudition
Apprécient, dans l'acte premier, la verve
Ainsi que la densité de l'action
Apprécient, dans l'acte premier, la verve
Ainsi que la densité de l'action
Mais cruellement, le rideau se lève
Le drame continue sans pitié
Le héros s'est effondré, mystiquement
Et il tient des propos orduriers
Quand le destin inexorable
Lui envoie une espèce de grosse fée
Les deux font quelques galipettes
Ensuite, ils crachent sur la Société
"Bravo, une autre", hurle un critique
Ému, profondément bouleversé
Car il retrouve dans le drame
Ses fantasmes et ses envies refoulées
Pendant ce temps, on voit un traître
S'approcher du couple en rampant
Mais il s'endort à mi-chemin
Et certains spectateurs en font autant
Le héros prend un grand sac en plastique
Et il emballe le traître penaud
Et il arrose le tout de peinture orange
Et ainsi finit le second tableau
Et tous ceux qui raffolent de culture
Et aiment l'apocalyptique
Apprécieront, dans le second acte
Un profond message socio-critique
Apprécieront, dans le second acte
Un profond message socio-critique
Le troisième acte amène la métamorphose
Du traître bien emballé
Le suspens est insupportable
Et l'atmosphère est survoltée
La métamorphose se fait dans le sac
Et le silence le plus total
Heureux ceux qui ont amené leur casse-croûte
Ou bien un thermos dans la salle
Arrive un choeur masqué qui scande
"Pitié, mais on va s'enrhumer"
Ils auraient pu mieux se couvrir
Car le théatre est subventionné
En zigzaguant, surgit le Pape
Et danse à l'apogée dramatique
Un pas de deux, avec le héros
Et c'est le dénouement tragique
Quand le Pape comprend que le héros
N'est nul autre que son impresario
Il menace d'ôter ses vêtements
Mais là, par pitié, tombe le dernier rideau
Et tous ceux qui ne seraient pas en train
De paisiblement s'ennuyer
Ce sont des insomniaques incurables
Ou des abonnés qu'on a couillonnés
Ce sont des insomniaques incurables
Ou des abonnés qu'on a couillonnés