L'ours en peluche
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📜 Lyrics
Je te regarde vivre et j'ai du mal à te reconnaître.
Il me semble que tu viens de naître.
Où est passée la chipie câline et sa malice,
Les joues roses et le menton taché de réglisse?
Où est la gamine qui me serrait fort
Sans craindre qu'on la juge à tort?
Tu n'as pu grandir et oublier
Que je veillais tes songes posé sur ton oreiller.
Tu as toujours ce visage d'ange quand tu dors,
Un nez en trompette et des boucles d'or,
Une princesse dandinant près de la dînette
Lovée quelque part sous des airs de midinettes.
Qui sont les princes qui t'ont enlevé
Pour qui tu te fais belle et qui achevé
Notre complicité? Tu sais je suis fier de toi
Même si je rends mon insignifiance à la poussière.
Tu es devenue aussi belle que je suis inerte
Mais j'ai peur que tu te perdes.
Tu as laissé l'adulte étouffer l'enfant
Et dans son lit prendre place lentement,
Oubliant le simple bonheur naïf des madeleines
Et la chaleur des bas de laine.
Tu as arraché mon coeur de mousse
Et brisé la frimousse de la poupée de porcelaine.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur du noir.
Parfois tu me rends visite
Par nostalgie et je vois que tu hésites
A me sortir de là en voyant mon bras
Que tu avais recousu d'un geste maladroit.
Tu te souviens les gros chagrins, les éclats de rire
Dans les parfums de chocolat chaud.
Les doigts qui brûlaient après la morsure du froid
Que tu venais réchauffer sur mon ventre gras.
Pourquoi tu m'as abandonné?
Je sais que quelque chose a changé.
Je ne suis qu'un ours en peluche et je peux pas parler
Mais je sais quoi dire quand je te vois pleurer.
Je sais que tu n'as pas oublié
Et que tu gardes précieusement les instants où l'on riait
Mais que tu fuis pour mieux te préserver.
Tu sais, j'étais là le soir où il est entré
Dans ta chambre et a éteint la lumière
A jamais sur ton coeur d'écolière.
Quand il t'a dit que c'était normal,
Qu'il t'aimait trop mais pas assez pour éviter sa colère.
J'étais là quand t'avais mal.
J'étais là même impuissant.
Et quand il est parti, j'ai vu qu'il avait tout pris.
Mais je t'en prie ne vieillis pas en grandissant.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur du noir.
Il me semble que tu viens de naître.
Où est passée la chipie câline et sa malice,
Les joues roses et le menton taché de réglisse?
Où est la gamine qui me serrait fort
Sans craindre qu'on la juge à tort?
Tu n'as pu grandir et oublier
Que je veillais tes songes posé sur ton oreiller.
Tu as toujours ce visage d'ange quand tu dors,
Un nez en trompette et des boucles d'or,
Une princesse dandinant près de la dînette
Lovée quelque part sous des airs de midinettes.
Qui sont les princes qui t'ont enlevé
Pour qui tu te fais belle et qui achevé
Notre complicité? Tu sais je suis fier de toi
Même si je rends mon insignifiance à la poussière.
Tu es devenue aussi belle que je suis inerte
Mais j'ai peur que tu te perdes.
Tu as laissé l'adulte étouffer l'enfant
Et dans son lit prendre place lentement,
Oubliant le simple bonheur naïf des madeleines
Et la chaleur des bas de laine.
Tu as arraché mon coeur de mousse
Et brisé la frimousse de la poupée de porcelaine.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur du noir.
Parfois tu me rends visite
Par nostalgie et je vois que tu hésites
A me sortir de là en voyant mon bras
Que tu avais recousu d'un geste maladroit.
Tu te souviens les gros chagrins, les éclats de rire
Dans les parfums de chocolat chaud.
Les doigts qui brûlaient après la morsure du froid
Que tu venais réchauffer sur mon ventre gras.
Pourquoi tu m'as abandonné?
Je sais que quelque chose a changé.
Je ne suis qu'un ours en peluche et je peux pas parler
Mais je sais quoi dire quand je te vois pleurer.
Je sais que tu n'as pas oublié
Et que tu gardes précieusement les instants où l'on riait
Mais que tu fuis pour mieux te préserver.
Tu sais, j'étais là le soir où il est entré
Dans ta chambre et a éteint la lumière
A jamais sur ton coeur d'écolière.
Quand il t'a dit que c'était normal,
Qu'il t'aimait trop mais pas assez pour éviter sa colère.
J'étais là quand t'avais mal.
J'étais là même impuissant.
Et quand il est parti, j'ai vu qu'il avait tout pris.
Mais je t'en prie ne vieillis pas en grandissant.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur.
Du fond d'une malle, Je vois qu'ils te font du mal.
Tu as rangé nos fables et ne ris plus de mes histoires.
Oublies tu ton enfance? Tu ne pleures plus sur moi ton innocence
Et moi j'ai peur du noir.