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Aubergine

👤 Lucio Bukowski 🎼 La Plume Et Le Brise Glace ⏱️ 4:16
🎵 2621 characters
⏱️ 4:16 duration
🆔 ID: 9216198

📜 Lyrics

J'ouvre ma fenêtre sur un oiseau mort: la journée sera bonne
Je n'reçois plus Suicide Mag, faut qu'je me réabonne
Avale un toast à la déprime, des murs moroses à la rétine
Mauvais whisky à la tétine, mon cancer m'souhaite bon appétit
J'envoie du Bob Marley dans la hifi
Effet contraire, faut croire que la tristesse se bonifie
J'peux pas sourire comme la pute dans la pub pour le bifidus
Raconte une histoire drôle à un ami ficus
Il se marre pas, donc je le fais pour lui
Mais c'est moins cool comme se verser à soi-même un pourliche
Il paraît qu'c'est beau du moment qu't'es en vie
J'peux même pas chialer tellement qu'j'en ai envie
J'vois des couples dans ma rue qui se tiennent par la main
Dans la mienne, il y a une lame, un peu de rouge carmin
Et une entaille dans la peau de ma paume
Vos jours sont des unités de temps, les miens sont hématomes
J'enfile un short et une chemise sale
Rien à foutre, ils savent même pas qu'j'existe au taf
M'ignorent et, en pause, ne font que s'esclaffer
Un beau matin, j'piégerai leur machine à café
Puis me roulerai dans leur sang sur la moquette kaki
En fredonnant une Gymnopédie d'Erik Satie
Ou du Lady Gaga, ça sera plus raccord
Envie de m'crever: c'est c'qu'on appelle un corps à corps

Mille excuses, je ne ferai plus l'effort, l'espoir est mince
Mon envie d'vivre est anorexique et ne met plus les formes
Je démissionne, salue la terre entière sans serrer d'pince
Dans mon royaume: j'étais pas censé être prince?
J'entame ma dernière clope, prends même pas l'temps d'caresser mon cleps
J'voudrai clapser de rire mais personne crève quand le monde s'esclaffe
Alors, dans c'cas, dansons au bord du précipice
Ça n'sera pas si triste au bout du compte: j'ai apprécié qui?
Je n'ai plus l'goût, plus d'jus, ils ont trop pressé le fruit
Freedom! Je serai vraiment libre une fois renfermé dans leur freezer
Une fois renversé par un six tonnes, j'laisse quelques lectures sur Deezer
Que mon statut d'artiste posthume fasse de moi un grand compositeur
Ils m'écoutaient même pas quand je portais c'costume
Qui n'reflétait nullement la médiocrité de leurs postures
Ultime repérage pour un dernier opéra
Concerto pour violent; terrible, un sombre théâtre
Constaté par l'OPJ
Les restes d'un soliste cuisinés à l'aubergine
Un verre à pied d'un Petrus bouchonné, une vulgaire villageoise
Le soupir et la noire loin de l'hymne à la joie
Un destin à la noix, nul à chier, mais laissons aboyer
Les boyaux du chef d'orchestre sur le crin de l'archet
En parfaite plénitude, seul, j'danserai le Fox Trot
Puis partirai sur une fausse note

⏱️ Synced Lyrics

[00:24.64] J'ouvre ma fenêtre sur un oiseau mort: la journée sera bonne
[00:28.34] Je n'reçois plus Suicide Mag, faut qu'je me réabonne
[00:31.65] Avale un toast à la déprime, des murs moroses à la rétine
[00:34.65] Mauvais whisky à la tétine, mon cancer m'souhaite bon appétit
[00:38.36] J'envoie du Bob Marley dans la hifi
[00:40.77] Effet contraire, faut croire que la tristesse se bonifie
[00:44.02] J'peux pas sourire comme la pute dans la pub pour le bifidus
[00:47.44] Raconte une histoire drôle à un ami ficus
[00:50.35] Il se marre pas, donc je le fais pour lui
[00:53.47] Mais c'est moins cool comme se verser à soi-même un pourliche
[00:56.44] Il paraît qu'c'est beau du moment qu't'es en vie
[00:59.64] J'peux même pas chialer tellement qu'j'en ai envie
[01:02.94] J'vois des couples dans ma rue qui se tiennent par la main
[01:05.56] Dans la mienne, il y a une lame, un peu de rouge carmin
[01:08.90] Et une entaille dans la peau de ma paume
[01:11.54] Vos jours sont des unités de temps, les miens sont hématomes
[01:15.42] J'enfile un short et une chemise sale
[01:18.56] Rien à foutre, ils savent même pas qu'j'existe au taf
[01:21.55] M'ignorent et, en pause, ne font que s'esclaffer
[01:24.32] Un beau matin, j'piégerai leur machine à café
[01:27.58] Puis me roulerai dans leur sang sur la moquette kaki
[01:30.54] En fredonnant une Gymnopédie d'Erik Satie
[01:34.14] Ou du Lady Gaga, ça sera plus raccord
[01:37.06] Envie de m'crever: c'est c'qu'on appelle un corps à corps
[02:03.95] Mille excuses, je ne ferai plus l'effort, l'espoir est mince
[02:07.76] Mon envie d'vivre est anorexique et ne met plus les formes
[02:11.23] Je démissionne, salue la terre entière sans serrer d'pince
[02:14.36] Dans mon royaume: j'étais pas censé être prince?
[02:17.47] J'entame ma dernière clope, prends même pas l'temps d'caresser mon cleps
[02:20.46] J'voudrai clapser de rire mais personne crève quand le monde s'esclaffe
[02:23.69] Alors, dans c'cas, dansons au bord du précipice
[02:26.46] Ça n'sera pas si triste au bout du compte: j'ai apprécié qui?
[02:29.88] Je n'ai plus l'goût, plus d'jus, ils ont trop pressé le fruit
[02:32.95] Freedom! Je serai vraiment libre une fois renfermé dans leur freezer
[02:36.13] Une fois renversé par un six tonnes, j'laisse quelques lectures sur Deezer
[02:39.26] Que mon statut d'artiste posthume fasse de moi un grand compositeur
[02:42.72] Ils m'écoutaient même pas quand je portais c'costume
[02:45.45] Qui n'reflétait nullement la médiocrité de leurs postures
[02:49.25] Ultime repérage pour un dernier opéra
[02:52.20] Concerto pour violent; terrible, un sombre théâtre
[02:55.74] Constaté par l'OPJ
[02:57.93] Les restes d'un soliste cuisinés à l'aubergine
[03:01.34] Un verre à pied d'un Petrus bouchonné, une vulgaire villageoise
[03:04.75] Le soupir et la noire loin de l'hymne à la joie
[03:07.16] Un destin à la noix, nul à chier, mais laissons aboyer
[03:10.58] Les boyaux du chef d'orchestre sur le crin de l'archet
[03:13.74] En parfaite plénitude, seul, j'danserai le Fox Trot
[03:17.72] Puis partirai sur une fausse note
[03:23.03]

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