Habitude
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⏱️ 4:10 duration
🆔 ID: 9227008
📜 Lyrics
Aucun visage ne me regarde
Et sur les quelques pièces que je glane
A la sortie des magasins, après l'office
Le côté face aussi me donne le profil
Le soleil tombe avec les degrés
Depuis ce matin je marche, mais là mes pieds sont las, il faudrait que je pense à me poser
Que je me trouve un porche ou un coin tranquille, bien abrité
A l'écart des regards, la tolérance est souvent mal imitée
Parfois j'aimerais être invisible tout comme ces fantômes
Ne pas voir ces yeux, qui ne me regardent pas comme on regarde un homme
Bonjour madame, n'ayez pas peur, non, je ne suis pas dangereux
Je vous tiens la porte c'est tout, c'est pas à votre sac que j'en veux
C'est qu'un bonjour, ça ne vous coutera pas 1 €
Allez fouillez votre cœur, y a encore peut-être quelques mercis
Je vous jure c'est pas de ma faute si tout le pays par en vrille
Je suis là par manque de chance, la vie a ses sombres héros
Comme une ombre au tableau, je croise des routes sans jamais laisser de trace
S'il vous plait, voyez moi, une fois avant que le vieux ne m'efface
Je sais c'est dur car vous me percevez comme un peut-être
Alors c'est presque par instinct que vous tournez la tête
C'est vrai je dors là, où vos chiens ont leur chiottes
Je gêne les amoureux qui sur les bancs, le soir se bécotent
Et si le vent parfois me force à squatter vos entrées
N'oubliez pas, même les vaincus ont droit au respect
Et si le dédain était armé, je serais mort 1000 fois
Comme ceux qu'on trouve le matin gelés et morts de froid
Mais là c'est pire ma présence ne choque même plus
Le temps défile et doucement je deviens une simple habitude
On ne me voit plus, je suis transparent, une habitude
Les regards glissent, sur mes affaires entassées sur ce trottoir vide
C'est tout ce qui me reste, mon testament
On ne me voit plus, je suis une silhouette
Une ombre sans utilité
Comme disent hommes et femmes pleins de futilités
Je ne suis qu'une habitude, ou aucun pas ne s'arrête
On vit l'hiver gelés par la honte
Le froid et l'été, l'indifférence des passants nous fait de l'ombre
Sur un trottoir, un banc on dérange, chacun sa croix
Une pièce, de l'eau courante, un trésor qu'on ne trouve pas
Le soir on marche en petit groupe, livrés à nous-mêmes
Rien qui nous retient ici, ni maison, ni repères
Nos souvenirs, nos joies dans des sacs poubelles
On brave le quotidien et voit nos espoirs à la baisse
On fuit la loi et l'ordre qui nous chassent parce qu'on n'a plus de sous
Ils ont saisi ma dignité avec mes biens un jour
Depuis je vous regarde, faire semblant de ne pas me voir et ça me marque
Plus que le temps à tuer sur le goudron une tache dans ce parc
Vos non dits qui en disent long me rattrapent
Et parmi nous beaucoup se résignent face au mépris, ils signent
Pour une idylle avec une bouteille vide
On ne juge pas, on a tous une histoire, je ne vous le souhaite pas
Je pourrais être vous, vous pourriez être moi
Alors je rêve devant les vitrines, tant pis si c'est pour de faux
Je sais que la rue ne fait pas de cadeau
J'essaie d'être fort même dans le caniveau
Je ne suis qu'une statue de chair parmi vous
Et à la fin j'aurais jouer mon rôle jusqu'au bout
Mais les spectateurs m'ont fait défaut
On ne me voit plus.
Et sur les quelques pièces que je glane
A la sortie des magasins, après l'office
Le côté face aussi me donne le profil
Le soleil tombe avec les degrés
Depuis ce matin je marche, mais là mes pieds sont las, il faudrait que je pense à me poser
Que je me trouve un porche ou un coin tranquille, bien abrité
A l'écart des regards, la tolérance est souvent mal imitée
Parfois j'aimerais être invisible tout comme ces fantômes
Ne pas voir ces yeux, qui ne me regardent pas comme on regarde un homme
Bonjour madame, n'ayez pas peur, non, je ne suis pas dangereux
Je vous tiens la porte c'est tout, c'est pas à votre sac que j'en veux
C'est qu'un bonjour, ça ne vous coutera pas 1 €
Allez fouillez votre cœur, y a encore peut-être quelques mercis
Je vous jure c'est pas de ma faute si tout le pays par en vrille
Je suis là par manque de chance, la vie a ses sombres héros
Comme une ombre au tableau, je croise des routes sans jamais laisser de trace
S'il vous plait, voyez moi, une fois avant que le vieux ne m'efface
Je sais c'est dur car vous me percevez comme un peut-être
Alors c'est presque par instinct que vous tournez la tête
C'est vrai je dors là, où vos chiens ont leur chiottes
Je gêne les amoureux qui sur les bancs, le soir se bécotent
Et si le vent parfois me force à squatter vos entrées
N'oubliez pas, même les vaincus ont droit au respect
Et si le dédain était armé, je serais mort 1000 fois
Comme ceux qu'on trouve le matin gelés et morts de froid
Mais là c'est pire ma présence ne choque même plus
Le temps défile et doucement je deviens une simple habitude
On ne me voit plus, je suis transparent, une habitude
Les regards glissent, sur mes affaires entassées sur ce trottoir vide
C'est tout ce qui me reste, mon testament
On ne me voit plus, je suis une silhouette
Une ombre sans utilité
Comme disent hommes et femmes pleins de futilités
Je ne suis qu'une habitude, ou aucun pas ne s'arrête
On vit l'hiver gelés par la honte
Le froid et l'été, l'indifférence des passants nous fait de l'ombre
Sur un trottoir, un banc on dérange, chacun sa croix
Une pièce, de l'eau courante, un trésor qu'on ne trouve pas
Le soir on marche en petit groupe, livrés à nous-mêmes
Rien qui nous retient ici, ni maison, ni repères
Nos souvenirs, nos joies dans des sacs poubelles
On brave le quotidien et voit nos espoirs à la baisse
On fuit la loi et l'ordre qui nous chassent parce qu'on n'a plus de sous
Ils ont saisi ma dignité avec mes biens un jour
Depuis je vous regarde, faire semblant de ne pas me voir et ça me marque
Plus que le temps à tuer sur le goudron une tache dans ce parc
Vos non dits qui en disent long me rattrapent
Et parmi nous beaucoup se résignent face au mépris, ils signent
Pour une idylle avec une bouteille vide
On ne juge pas, on a tous une histoire, je ne vous le souhaite pas
Je pourrais être vous, vous pourriez être moi
Alors je rêve devant les vitrines, tant pis si c'est pour de faux
Je sais que la rue ne fait pas de cadeau
J'essaie d'être fort même dans le caniveau
Je ne suis qu'une statue de chair parmi vous
Et à la fin j'aurais jouer mon rôle jusqu'au bout
Mais les spectateurs m'ont fait défaut
On ne me voit plus.
⏱️ Synced Lyrics
[00:12.86] Aucun visage ne me regarde
[00:14.86] Et sur les quelques pièces que je glane
[00:17.51] A la sortie des magasins, après l'office
[00:20.89] Le côté face aussi me donne le profil
[00:34.03] Le soleil tombe avec les degrés
[00:35.63] Depuis ce matin je marche, mais là mes pieds sont las, il faudrait que je pense à me poser
[00:39.78] Que je me trouve un porche ou un coin tranquille, bien abrité
[00:42.42] A l'écart des regards, la tolérance est souvent mal imitée
[00:45.53] Parfois j'aimerais être invisible tout comme ces fantômes
[00:47.84] Ne pas voir ces yeux, qui ne me regardent pas comme on regarde un homme
[00:50.53] Bonjour madame, n'ayez pas peur, non, je ne suis pas dangereux
[00:53.29] Je vous tiens la porte c'est tout, c'est pas à votre sac que j'en veux
[00:56.29] C'est qu'un bonjour, ça ne vous coutera pas 1 €
[00:58.89] Allez fouillez votre cœur, y a encore peut-être quelques mercis
[01:01.26] Je vous jure c'est pas de ma faute si tout le pays par en vrille
[01:04.76] Je suis là par manque de chance, la vie a ses sombres héros
[01:07.13] Comme une ombre au tableau, je croise des routes sans jamais laisser de trace
[01:10.54] S'il vous plait, voyez moi, une fois avant que le vieux ne m'efface
[01:13.54] Je sais c'est dur car vous me percevez comme un peut-être
[01:15.92] Alors c'est presque par instinct que vous tournez la tête
[01:19.07] C'est vrai je dors là, où vos chiens ont leur chiottes
[01:21.58] Je gêne les amoureux qui sur les bancs, le soir se bécotent
[01:24.30] Et si le vent parfois me force à squatter vos entrées
[01:26.94] N'oubliez pas, même les vaincus ont droit au respect
[01:30.20] Et si le dédain était armé, je serais mort 1000 fois
[01:33.17] Comme ceux qu'on trouve le matin gelés et morts de froid
[01:35.86] Mais là c'est pire ma présence ne choque même plus
[01:38.27] Le temps défile et doucement je deviens une simple habitude
[01:41.27] On ne me voit plus, je suis transparent, une habitude
[01:45.33] Les regards glissent, sur mes affaires entassées sur ce trottoir vide
[01:49.50] C'est tout ce qui me reste, mon testament
[01:52.33] On ne me voit plus, je suis une silhouette
[01:55.60] Une ombre sans utilité
[01:57.92] Comme disent hommes et femmes pleins de futilités
[02:00.73] Je ne suis qu'une habitude, ou aucun pas ne s'arrête
[02:14.44] On vit l'hiver gelés par la honte
[02:16.64] Le froid et l'été, l'indifférence des passants nous fait de l'ombre
[02:19.92] Sur un trottoir, un banc on dérange, chacun sa croix
[02:22.86] Une pièce, de l'eau courante, un trésor qu'on ne trouve pas
[02:25.69] Le soir on marche en petit groupe, livrés à nous-mêmes
[02:28.56] Rien qui nous retient ici, ni maison, ni repères
[02:31.49] Nos souvenirs, nos joies dans des sacs poubelles
[02:34.27] On brave le quotidien et voit nos espoirs à la baisse
[02:37.05] On fuit la loi et l'ordre qui nous chassent parce qu'on n'a plus de sous
[02:40.18] Ils ont saisi ma dignité avec mes biens un jour
[02:43.04] Depuis je vous regarde, faire semblant de ne pas me voir et ça me marque
[02:47.32] Plus que le temps à tuer sur le goudron une tache dans ce parc
[02:51.12] Vos non dits qui en disent long me rattrapent
[02:53.68] Et parmi nous beaucoup se résignent face au mépris, ils signent
[02:57.27] Pour une idylle avec une bouteille vide
[03:00.54] On ne juge pas, on a tous une histoire, je ne vous le souhaite pas
[03:02.46] Je pourrais être vous, vous pourriez être moi
[03:04.85] Alors je rêve devant les vitrines, tant pis si c'est pour de faux
[03:07.84] Je sais que la rue ne fait pas de cadeau
[03:10.60] J'essaie d'être fort même dans le caniveau
[03:13.76] Je ne suis qu'une statue de chair parmi vous
[03:16.61] Et à la fin j'aurais jouer mon rôle jusqu'au bout
[03:19.17] Mais les spectateurs m'ont fait défaut
[03:21.53] On ne me voit plus.
[03:23.18]
[00:14.86] Et sur les quelques pièces que je glane
[00:17.51] A la sortie des magasins, après l'office
[00:20.89] Le côté face aussi me donne le profil
[00:34.03] Le soleil tombe avec les degrés
[00:35.63] Depuis ce matin je marche, mais là mes pieds sont las, il faudrait que je pense à me poser
[00:39.78] Que je me trouve un porche ou un coin tranquille, bien abrité
[00:42.42] A l'écart des regards, la tolérance est souvent mal imitée
[00:45.53] Parfois j'aimerais être invisible tout comme ces fantômes
[00:47.84] Ne pas voir ces yeux, qui ne me regardent pas comme on regarde un homme
[00:50.53] Bonjour madame, n'ayez pas peur, non, je ne suis pas dangereux
[00:53.29] Je vous tiens la porte c'est tout, c'est pas à votre sac que j'en veux
[00:56.29] C'est qu'un bonjour, ça ne vous coutera pas 1 €
[00:58.89] Allez fouillez votre cœur, y a encore peut-être quelques mercis
[01:01.26] Je vous jure c'est pas de ma faute si tout le pays par en vrille
[01:04.76] Je suis là par manque de chance, la vie a ses sombres héros
[01:07.13] Comme une ombre au tableau, je croise des routes sans jamais laisser de trace
[01:10.54] S'il vous plait, voyez moi, une fois avant que le vieux ne m'efface
[01:13.54] Je sais c'est dur car vous me percevez comme un peut-être
[01:15.92] Alors c'est presque par instinct que vous tournez la tête
[01:19.07] C'est vrai je dors là, où vos chiens ont leur chiottes
[01:21.58] Je gêne les amoureux qui sur les bancs, le soir se bécotent
[01:24.30] Et si le vent parfois me force à squatter vos entrées
[01:26.94] N'oubliez pas, même les vaincus ont droit au respect
[01:30.20] Et si le dédain était armé, je serais mort 1000 fois
[01:33.17] Comme ceux qu'on trouve le matin gelés et morts de froid
[01:35.86] Mais là c'est pire ma présence ne choque même plus
[01:38.27] Le temps défile et doucement je deviens une simple habitude
[01:41.27] On ne me voit plus, je suis transparent, une habitude
[01:45.33] Les regards glissent, sur mes affaires entassées sur ce trottoir vide
[01:49.50] C'est tout ce qui me reste, mon testament
[01:52.33] On ne me voit plus, je suis une silhouette
[01:55.60] Une ombre sans utilité
[01:57.92] Comme disent hommes et femmes pleins de futilités
[02:00.73] Je ne suis qu'une habitude, ou aucun pas ne s'arrête
[02:14.44] On vit l'hiver gelés par la honte
[02:16.64] Le froid et l'été, l'indifférence des passants nous fait de l'ombre
[02:19.92] Sur un trottoir, un banc on dérange, chacun sa croix
[02:22.86] Une pièce, de l'eau courante, un trésor qu'on ne trouve pas
[02:25.69] Le soir on marche en petit groupe, livrés à nous-mêmes
[02:28.56] Rien qui nous retient ici, ni maison, ni repères
[02:31.49] Nos souvenirs, nos joies dans des sacs poubelles
[02:34.27] On brave le quotidien et voit nos espoirs à la baisse
[02:37.05] On fuit la loi et l'ordre qui nous chassent parce qu'on n'a plus de sous
[02:40.18] Ils ont saisi ma dignité avec mes biens un jour
[02:43.04] Depuis je vous regarde, faire semblant de ne pas me voir et ça me marque
[02:47.32] Plus que le temps à tuer sur le goudron une tache dans ce parc
[02:51.12] Vos non dits qui en disent long me rattrapent
[02:53.68] Et parmi nous beaucoup se résignent face au mépris, ils signent
[02:57.27] Pour une idylle avec une bouteille vide
[03:00.54] On ne juge pas, on a tous une histoire, je ne vous le souhaite pas
[03:02.46] Je pourrais être vous, vous pourriez être moi
[03:04.85] Alors je rêve devant les vitrines, tant pis si c'est pour de faux
[03:07.84] Je sais que la rue ne fait pas de cadeau
[03:10.60] J'essaie d'être fort même dans le caniveau
[03:13.76] Je ne suis qu'une statue de chair parmi vous
[03:16.61] Et à la fin j'aurais jouer mon rôle jusqu'au bout
[03:19.17] Mais les spectateurs m'ont fait défaut
[03:21.53] On ne me voit plus.
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