Exercice de simple provocation avec 33 fois le mot coupable
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🆔 ID: 9437542
📜 Lyrics
Coupable Coupable!
Je me sens coupable d'avoir assassiné mon
double dans le ventre de ma mère et de l'avoir mangé
Je me sens coupable d'avoir attenté à mon entité
vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical
Je me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour
en essayant de me débarrasser du
liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la
première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
Je me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en
culotte courte derrière un ballon dans les cours de récréation
et je me sens coupable d'avoir continué
à les mépriser beaucoup plus tard encore
alors qu'ils étaient déjà devenus
des banquiers, des juges, des dealers
des épiciers, des fonctionnaires,
des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes
Je me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte
et par les ricanements cyniques & confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des
bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout
jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu
Je me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace
pour vieilles dames déguisées en rockstar,
après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 67,
dans le seul but d'obtenir des
notes de frais à déduire de mes impôts...
Je me sens coupable d'avoir arrêté de picoler,
alors qu'il y a des milliers d'envapés qui continuent chaque année,
à souffrir d'une cirrhose ou d'un cancer du foie ou
des conséquences d'accidents provoqués par l'alcool
De même que je me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y
a des milliers d'embrumés qui continuent chaque année,
à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer
sur les poumons en suivant les pointillés
et je me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et
d'avoir arrêté de partouzer,
alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui continuent chaque année,
à souffrir d'un claquage de la bite, d'un durillon du clitoris,
d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de chagatte folle,
d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du
gland, de gono, de blenno, de tréponem, de chancres mous, d'
HIV
ou de salpingite
Je me sens coupable d'être né français,
de parent français, d'arrière arrière etc
grands parents français,
dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande,
écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation,
que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière
de cruauté et de crimes contre l'humanité,
en furent stupéfaits et même un peu jaloux
Je me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui,
ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours
en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants,
certains douaniers écoeurés,
certains fonctionnaires de certaines administrations
particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique
Je me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches,
de certaines de mes connaissances,
de certains petits vieillards crapuleux, baveux,
bavards envieux et dérisoires,
appliqués à écrire consciencieusement
ce genre de chef d'œuvre de l'anonymat
Je me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond
solitaire, alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont
choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles
on peut voir les pitreries masturbatoires de la
sociale en train de chanter c'est la turlute finale
Je me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés,
dans la partie la plus sombre de mon inconscient,
afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre
certaines espèces animales particulièrement sordides serviles et
domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux,
les chèvres, les tamagoshis et les poissons rouges...
Je me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955,
un peu après 17 h 40,
au volant du Spider Porsche 550 qui percuta
le coupé Ford de Monsieur Donald Turnupseed
Je me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer,
alors qu'il y a quelques six milliards de joyeux fêtards crapoteux
qui continuent de se battre entre eux,
et de s'accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux
Je me sens coupable d'avoir assassiné mon
double dans le ventre de ma mère et de l'avoir mangé
Je me sens coupable d'avoir attenté à mon entité
vitale en ayant tenté de me pendre avec mon cordon ombilical
Je me sens coupable d'avoir offensé et souillé la lumière du jour
en essayant de me débarrasser du
liquide amniotique qui recouvrait mes yeux la
première fois où j'ai voulu voir où j'en étais
Je me sens coupable d'avoir méprisé tous ces petits barbares débiles
insensibles, insipides et minables qui couraient en
culotte courte derrière un ballon dans les cours de récréation
et je me sens coupable d'avoir continué
à les mépriser beaucoup plus tard encore
alors qu'ils étaient déjà devenus
des banquiers, des juges, des dealers
des épiciers, des fonctionnaires,
des proxénètes, des évêques ou des chimpanzés névropathes
Je me sens coupable des lambeaux de leur âme déchirée par la honte
et par les ricanements cyniques & confus de mes cellules nerveuses
Je me sens coupable d'avoir été dans une vie antérieure l'une de ces
charmantes petites créatures que l'on rencontre au fond des
bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout
jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu
Je me sens coupable d'être tombé d'un tabouret de bar dans un palace
pour vieilles dames déguisées en rockstar,
après avoir éclusé sept bouteilles de Dom Pé 67,
dans le seul but d'obtenir des
notes de frais à déduire de mes impôts...
Je me sens coupable d'avoir arrêté de picoler,
alors qu'il y a des milliers d'envapés qui continuent chaque année,
à souffrir d'une cirrhose ou d'un cancer du foie ou
des conséquences d'accidents provoqués par l'alcool
De même que je me sens coupable d'avoir arrêté de fumer alors qu'il y
a des milliers d'embrumés qui continuent chaque année,
à souffrir pour les mêmes raisons à décalquer
sur les poumons en suivant les pointillés
et je me sens aussi coupable d'être tombé de cénobite en anachorète et
d'avoir arrêté de partouzer,
alors qu'il y a des milliers d'obsédés qui continuent chaque année,
à souffrir d'un claquage de la bite, d'un durillon du clitoris,
d'un anthrax max aux roubignolles, d'une overdose de chagatte folle,
d'un lent pourrissement scrofuleux du scrotum et du
gland, de gono, de blenno, de tréponem, de chancres mous, d'
HIV
ou de salpingite
Je me sens coupable d'être né français,
de parent français, d'arrière arrière etc
grands parents français,
dans un pays où les indigènes pendant l'occupation allemande,
écrivirent un si grand nombre de lettres de dénonciation,
que les nazis les plus compétents et les mieux expérimentés en matière
de cruauté et de crimes contre l'humanité,
en furent stupéfaits et même un peu jaloux
Je me sens coupable de pouvoir affirmer qu'aujourd'hui,
ce genre de pratique de délation typiquement française est toujours
en usage et je prends à témoin certains policiers compatissants,
certains douaniers écoeurés,
certains fonctionnaires de certaines administrations
particulièrement troublés et choqués par ce genre de pratique
Je me sens coupable d'imaginer la tête laborieuse de certains de mes
voisins, de certains de mes proches,
de certaines de mes connaissances,
de certains petits vieillards crapuleux, baveux,
bavards envieux et dérisoires,
appliqués à écrire consciencieusement
ce genre de chef d'œuvre de l'anonymat
Je me sens coupable d'avoir une gueule à être dénoncé
Je me sens coupable de garder mes lunettes noires de vagabond
solitaire, alors que la majorité de mes très chers compatriotes ont
choisi de remettre leurs vieilles lunettes roses à travers lesquelles
on peut voir les pitreries masturbatoires de la
sociale en train de chanter c'est la turlute finale
Je me sens coupable de remettre de jour en jour l'idée de me retirer
chez mes Nibelungen intimes et privés,
dans la partie la plus sombre de mon inconscient,
afin de m'y repaître de ma haine contre la race humaine et même contre
certaines espèces animales particulièrement sordides serviles et
domestiques que sont les chiens, les chats, les chevaux,
les chèvres, les tamagoshis et les poissons rouges...
Je me sens coupable de ne pas être mort le 30 septembre 1955,
un peu après 17 h 40,
au volant du Spider Porsche 550 qui percuta
le coupé Ford de Monsieur Donald Turnupseed
Je me sens coupable d'avoir commencé d'arrêter de respirer,
alors qu'il y a quelques six milliards de joyeux fêtards crapoteux
qui continuent de se battre entre eux,
et de s'accrocher à leur triste petite part de néant cafardeux