Croque
🎵 1936 characters
⏱️ 3:53 duration
🆔 ID: 9890238
📜 Lyrics
Quand je rentre à la maison, elle me dit souvent
Que j'ai une tête d'enterrement et elle a raison
Je travaille au cimetière, c'est incontestable
Je laisse ma tête au vestiaire et je me mets table
Faut pas se laisser abattre, j'ai une faim de loup
Moi, je mange comme quatre et je bois comme un trou
Puis je retourne au cimetière travailler d'mon mieux
Digérer mon pot de bière et mon croque-monsieur
Pendant l'oraison du prêtre
J'ai un petit creux
Moi, je pense ma côtelette
À mon pot-au-feu
Aux premières couronnes de fleurs
J'ai déjà la dent
C'est mon estomac qui pleure
À chaque enterrement
Comme un côté du cimetière est inhabité
J'ai planté des pommes de terre dans l'intimité
Et dans ma jaquette noire, entre deux services
Je donne un coup d'arrosoir et je cours à l'office
Je gratte, je bine et je bêche, quelle heureuse surprise
Quand j'trouve un ver pour la pêche, je range ma prise
Dans une boîte en fer-blanc, le temps est superbe
Voilà un coin épatant pour déjeuner sur l'herbe
À présent qu'a sonné l'heure
L'heure du goupillon
Je pense à mes pommes vapeur
À mon court-bouillon
Et quand tombent les premières gouttes
Sur mon haut-de-forme
C'est mon ventre qui glougloute
Mon ventre qui grogne
Parfois je croque un oignon, parfois une gousse d'ail
Parfois même un champignon est une victuaille
Il faut faire avec, ce n'est pas copieux
Car ces oraisons du prêtre, on n'en voit pas la queue
Le vent chasse les nuages, c'est providentiel
Un grand disque de fromage tourne dans le ciel
La faim me monte la tête, j'avale mon chapeau
Un bouton de ma jaquette et un pauvre mulot
Je n'suis pas dans mon assiette
Je vais rendre l'âme
Quand je pense à mes paupiettes
À mon croque-madame
Ça fait trop longtemps qu'ça dure
Je m'allonge un peu
Sur le tapis de verdure
Et je ferme les yeux
Ça fait trop longtemps qu'ça dure
Je m'allonge un peu
Sur le tapis de verdure
Et je ferme les yeux
Que j'ai une tête d'enterrement et elle a raison
Je travaille au cimetière, c'est incontestable
Je laisse ma tête au vestiaire et je me mets table
Faut pas se laisser abattre, j'ai une faim de loup
Moi, je mange comme quatre et je bois comme un trou
Puis je retourne au cimetière travailler d'mon mieux
Digérer mon pot de bière et mon croque-monsieur
Pendant l'oraison du prêtre
J'ai un petit creux
Moi, je pense ma côtelette
À mon pot-au-feu
Aux premières couronnes de fleurs
J'ai déjà la dent
C'est mon estomac qui pleure
À chaque enterrement
Comme un côté du cimetière est inhabité
J'ai planté des pommes de terre dans l'intimité
Et dans ma jaquette noire, entre deux services
Je donne un coup d'arrosoir et je cours à l'office
Je gratte, je bine et je bêche, quelle heureuse surprise
Quand j'trouve un ver pour la pêche, je range ma prise
Dans une boîte en fer-blanc, le temps est superbe
Voilà un coin épatant pour déjeuner sur l'herbe
À présent qu'a sonné l'heure
L'heure du goupillon
Je pense à mes pommes vapeur
À mon court-bouillon
Et quand tombent les premières gouttes
Sur mon haut-de-forme
C'est mon ventre qui glougloute
Mon ventre qui grogne
Parfois je croque un oignon, parfois une gousse d'ail
Parfois même un champignon est une victuaille
Il faut faire avec, ce n'est pas copieux
Car ces oraisons du prêtre, on n'en voit pas la queue
Le vent chasse les nuages, c'est providentiel
Un grand disque de fromage tourne dans le ciel
La faim me monte la tête, j'avale mon chapeau
Un bouton de ma jaquette et un pauvre mulot
Je n'suis pas dans mon assiette
Je vais rendre l'âme
Quand je pense à mes paupiettes
À mon croque-madame
Ça fait trop longtemps qu'ça dure
Je m'allonge un peu
Sur le tapis de verdure
Et je ferme les yeux
Ça fait trop longtemps qu'ça dure
Je m'allonge un peu
Sur le tapis de verdure
Et je ferme les yeux
⏱️ Synced Lyrics
[00:10.21] Quand je rentre à la maison, elle me dit souvent
[00:12.77] Que j'ai une tête d'enterrement et elle a raison
[00:15.39] Je travaille au cimetière, c'est incontestable
[00:18.10] Je laisse ma tête au vestiaire et je me mets table
[00:23.19] Faut pas se laisser abattre, j'ai une faim de loup
[00:25.62] Moi, je mange comme quatre et je bois comme un trou
[00:28.23] Puis je retourne au cimetière travailler d'mon mieux
[00:30.78] Digérer mon pot de bière et mon croque-monsieur
[00:35.65] Pendant l'oraison du prêtre
[00:38.54] J'ai un petit creux
[00:40.50] Moi, je pense ma côtelette
[00:44.79] À mon pot-au-feu
[00:46.12] Aux premières couronnes de fleurs
[00:48.68] J'ai déjà la dent
[00:50.75] C'est mon estomac qui pleure
[00:54.22] À chaque enterrement
[00:56.45]
[01:06.31] Comme un côté du cimetière est inhabité
[01:08.83] J'ai planté des pommes de terre dans l'intimité
[01:11.59] Et dans ma jaquette noire, entre deux services
[01:14.07] Je donne un coup d'arrosoir et je cours à l'office
[01:19.05] Je gratte, je bine et je bêche, quelle heureuse surprise
[01:21.74] Quand j'trouve un ver pour la pêche, je range ma prise
[01:24.21] Dans une boîte en fer-blanc, le temps est superbe
[01:26.75] Voilà un coin épatant pour déjeuner sur l'herbe
[01:31.80] À présent qu'a sonné l'heure
[01:34.88] L'heure du goupillon
[01:36.66] Je pense à mes pommes vapeur
[01:40.78] À mon court-bouillon
[01:42.24] Et quand tombent les premières gouttes
[01:45.08] Sur mon haut-de-forme
[01:46.82] C'est mon ventre qui glougloute
[01:50.35] Mon ventre qui grogne
[01:53.10]
[02:12.76] Parfois je croque un oignon, parfois une gousse d'ail
[02:15.21] Parfois même un champignon est une victuaille
[02:17.85] Il faut faire avec, ce n'est pas copieux
[02:20.45] Car ces oraisons du prêtre, on n'en voit pas la queue
[02:22.83] Le vent chasse les nuages, c'est providentiel
[02:25.39] Un grand disque de fromage tourne dans le ciel
[02:27.94] La faim me monte la tête, j'avale mon chapeau
[02:30.69] Un bouton de ma jaquette et un pauvre mulot
[02:35.52] Je n'suis pas dans mon assiette
[02:38.65] Je vais rendre l'âme
[02:40.58] Quand je pense à mes paupiettes
[02:44.65] À mon croque-madame
[02:45.73] Ça fait trop longtemps qu'ça dure
[02:48.73] Je m'allonge un peu
[02:50.78] Sur le tapis de verdure
[02:54.25] Et je ferme les yeux
[02:56.61]
[03:01.15] Ça fait trop longtemps qu'ça dure
[03:04.17] Je m'allonge un peu
[03:05.92] Sur le tapis de verdure
[03:09.31] Et je ferme les yeux
[03:12.81]
[00:12.77] Que j'ai une tête d'enterrement et elle a raison
[00:15.39] Je travaille au cimetière, c'est incontestable
[00:18.10] Je laisse ma tête au vestiaire et je me mets table
[00:23.19] Faut pas se laisser abattre, j'ai une faim de loup
[00:25.62] Moi, je mange comme quatre et je bois comme un trou
[00:28.23] Puis je retourne au cimetière travailler d'mon mieux
[00:30.78] Digérer mon pot de bière et mon croque-monsieur
[00:35.65] Pendant l'oraison du prêtre
[00:38.54] J'ai un petit creux
[00:40.50] Moi, je pense ma côtelette
[00:44.79] À mon pot-au-feu
[00:46.12] Aux premières couronnes de fleurs
[00:48.68] J'ai déjà la dent
[00:50.75] C'est mon estomac qui pleure
[00:54.22] À chaque enterrement
[00:56.45]
[01:06.31] Comme un côté du cimetière est inhabité
[01:08.83] J'ai planté des pommes de terre dans l'intimité
[01:11.59] Et dans ma jaquette noire, entre deux services
[01:14.07] Je donne un coup d'arrosoir et je cours à l'office
[01:19.05] Je gratte, je bine et je bêche, quelle heureuse surprise
[01:21.74] Quand j'trouve un ver pour la pêche, je range ma prise
[01:24.21] Dans une boîte en fer-blanc, le temps est superbe
[01:26.75] Voilà un coin épatant pour déjeuner sur l'herbe
[01:31.80] À présent qu'a sonné l'heure
[01:34.88] L'heure du goupillon
[01:36.66] Je pense à mes pommes vapeur
[01:40.78] À mon court-bouillon
[01:42.24] Et quand tombent les premières gouttes
[01:45.08] Sur mon haut-de-forme
[01:46.82] C'est mon ventre qui glougloute
[01:50.35] Mon ventre qui grogne
[01:53.10]
[02:12.76] Parfois je croque un oignon, parfois une gousse d'ail
[02:15.21] Parfois même un champignon est une victuaille
[02:17.85] Il faut faire avec, ce n'est pas copieux
[02:20.45] Car ces oraisons du prêtre, on n'en voit pas la queue
[02:22.83] Le vent chasse les nuages, c'est providentiel
[02:25.39] Un grand disque de fromage tourne dans le ciel
[02:27.94] La faim me monte la tête, j'avale mon chapeau
[02:30.69] Un bouton de ma jaquette et un pauvre mulot
[02:35.52] Je n'suis pas dans mon assiette
[02:38.65] Je vais rendre l'âme
[02:40.58] Quand je pense à mes paupiettes
[02:44.65] À mon croque-madame
[02:45.73] Ça fait trop longtemps qu'ça dure
[02:48.73] Je m'allonge un peu
[02:50.78] Sur le tapis de verdure
[02:54.25] Et je ferme les yeux
[02:56.61]
[03:01.15] Ça fait trop longtemps qu'ça dure
[03:04.17] Je m'allonge un peu
[03:05.92] Sur le tapis de verdure
[03:09.31] Et je ferme les yeux
[03:12.81]