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Mes voisins

👤 Hippocampe Fou 🎼 Terminus ⏱️ 3:22
🎵 2901 characters
⏱️ 3:22 duration
🆔 ID: 9890919

📜 Lyrics

Quand vient la nuit à l'abri de la pluie
Seul assis silencieux je m'instruis
Je cherche des rimes les yeux dans l'vide avec assiduité
J'entends des bruits suspects donc suspends mon activité

Ça vient de chez mes voisins il est minuit moins cinq
Ça c'est l'heure du câlin j'crois qu'c'est bientôt la fin
J'colle mon oreille au mur en analysant les gémiss'ments
Il la prend frénétiqu'ment tout ça est très excitant

Leur lit grince j'aim'rais m'y téléporter
Je voudrais les regarder s'étreindre sans gêne et les border
J'aime ces symphonies quotidiennes qui viennent me réconforter
Ça passe des blanches aux noires aux croches bref ils remplissent des portées

Ça résonne dans tout mon appart' voire dans tout l'immeuble
À croire qu'ils veulent que tout l'monde en parle ils font trembler mes meubles
C'n'est plus un coït c'est une secousse sismique
Une orgie de titans torrides dommage qu'ils jouissent vite

Elle voudrait la vie d'château adopter un p'tit chaton
Elle a troqué ses baskets et ses sandales pour des chaussures à talons
Il préfère glander en caleçon s'comporter comme un p'tit garçon
Deux capitaines un bateau j'aperçois la grisaille qui plane sur leur salon

Finie l'idylle ensoleillée finies les aspirations épicuriennes
J'entends l'tonnerre gronder plusieurs fois par semaine suivi d'une pluie de reproches diluvienne
Embourbés dans la routine ils dépérissent la vérité s'est remaquillée
Ils aimeraient tant retourner le sablier recoller les débris de rêves éparpillés

Mais l'amour est assis dans un petit wagon dévalant des montagnes russes
Aucune barre de sécurité ne peut le retenir il suit le processus
Et finit par s'envoler vers un ciel plus clément sans cumulonimbus
Je l'ai vu déserter pas mal de foyers ceci n'est qu'une rupture de plus

Tous les dimanches il se réveille seul
Il déambule en silence dans le plus simple appareil seul
Dans ce décor quelques miroirs lui permettent de se sentir moins seul
Il brûle encore dans l'étouffoir on peut dire qu'il s'en tire bien seul

Planté devant son frigo il devient explorateur
En quête de restes qu'il engloutira tristement devant son écran d'ordinateur
Il fume dans sa cuisine fenêtres fermées puis fixe d'un air dépité
La petite montagne de vaisselle sale qu'il a lentement érigée

Un coeur d'occasion dans un corps sans passion
Les souv'nirs d'une vie bien rangée dans un grand carton
Une armoire à moitié vide des placards à moitié pleins
Une pile de guides des villes visitées quand à deux ils n'étaient qu'un

J'l'ai croisé dans l'escalier tout à l'heure il m'a souri soudain son regard s'est éteint
Il était là mais je savais pertinemment que dans sa tête il était loin
Il refaisait le plein d'ébats de fous rires de débats de soupirs dont je fus témoin
Revivant ces moments que le temps déteint rembobinant avec soin le film avant la fin

⏱️ Synced Lyrics

[00:14.19] Quand vient la nuit à l'abri de la pluie
[00:17.14] Seul assis silencieux je m'instruis
[00:20.17] Je cherche des rimes les yeux dans l'vide avec assiduité
[00:24.40] J'entends des bruits suspects donc suspends mon activité
[00:27.47] Ça vient de chez mes voisins il est minuit moins cinq
[00:30.79] Ça c'est l'heure du câlin j'crois qu'c'est bientôt la fin
[00:34.41] J'colle mon oreille au mur en analysant les gémiss'ments
[00:37.78] Il la prend frénétiqu'ment tout ça est très excitant
[00:41.40] Leur lit grince j'aim'rais m'y téléporter
[00:44.56] Je voudrais les regarder s'étreindre sans gêne et les border
[00:48.04] J'aime ces symphonies quotidiennes qui viennent me réconforter
[00:51.76] Ça passe des blanches aux noires aux croches bref ils remplissent des portées
[00:54.77] Ça résonne dans tout mon appart' voire dans tout l'immeuble
[00:58.28] À croire qu'ils veulent que tout l'monde en parle ils font trembler mes meubles
[01:01.44] C'n'est plus un coït c'est une secousse sismique
[01:04.88] Une orgie de titans torrides dommage qu'ils jouissent vite
[01:10.57] Elle voudrait la vie d'château adopter un p'tit chaton
[01:18.88] Elle a troqué ses baskets et ses sandales pour des chaussures à talons
[01:22.54] Il préfère glander en caleçon s'comporter comme un p'tit garçon
[01:25.54] Deux capitaines un bateau j'aperçois la grisaille qui plane sur leur salon
[01:28.89] Finie l'idylle ensoleillée finies les aspirations épicuriennes
[01:32.27] J'entends l'tonnerre gronder plusieurs fois par semaine suivi d'une pluie de reproches diluvienne
[01:36.22] Embourbés dans la routine ils dépérissent la vérité s'est remaquillée
[01:39.58] Ils aimeraient tant retourner le sablier recoller les débris de rêves éparpillés
[01:43.22] Mais l'amour est assis dans un petit wagon dévalant des montagnes russes
[01:46.17] Aucune barre de sécurité ne peut le retenir il suit le processus
[01:49.81] Et finit par s'envoler vers un ciel plus clément sans cumulonimbus
[01:53.68] Je l'ai vu déserter pas mal de foyers ceci n'est qu'une rupture de plus
[02:03.63] Tous les dimanches il se réveille seul
[02:10.67] Il déambule en silence dans le plus simple appareil seul
[02:14.56] Dans ce décor quelques miroirs lui permettent de se sentir moins seul
[02:18.21] Il brûle encore dans l'étouffoir on peut dire qu'il s'en tire bien seul
[02:21.89] Planté devant son frigo il devient explorateur
[02:24.83] En quête de restes qu'il engloutira tristement devant son écran d'ordinateur
[02:28.82] Il fume dans sa cuisine fenêtres fermées puis fixe d'un air dépité
[02:32.37] La petite montagne de vaisselle sale qu'il a lentement érigée
[02:35.93] Un coeur d'occasion dans un corps sans passion
[02:40.34] Les souv'nirs d'une vie bien rangée dans un grand carton
[02:43.65] Une armoire à moitié vide des placards à moitié pleins
[02:47.34] Une pile de guides des villes visitées quand à deux ils n'étaient qu'un
[02:50.89] J'l'ai croisé dans l'escalier tout à l'heure il m'a souri soudain son regard s'est éteint
[02:54.99] Il était là mais je savais pertinemment que dans sa tête il était loin
[02:58.40] Il refaisait le plein d'ébats de fous rires de débats de soupirs dont je fus témoin
[03:01.97] Revivant ces moments que le temps déteint rembobinant avec soin le film avant la fin
[03:07.47]

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